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L'opposante Charity
Ngilu a lancé un nouveau parti politique dont
elle compte se servir pour les élections
présidentielles de l'an prochain. En lançant
le Parti national du Kenya (NPK), Mme Ngilu a
annoncé que plusieurs parlementaires et conseillers
de gouvernements locaux allaient adhérer à ce
nouveau parti.
Mme Ngilu a été élue pour la
pemière fois au parlement en décembre 1997
sous les couleurs du Parti social démocratique
(SDP), dans la circonscription de Kitui Central, dans
l'est du Kenya.
Elle avait également concouru pour la
présidence en 1997 pour le compte du SDP, mais
était arrivée cinquième avec 7,71% des
voix. Les élections avaient été
remportées par l'actuel président Daniel
arap Moi, de l'Union nationale africaine du Kenya
(KANU), avec 40,12% des voix.
Le plus sérieux rival de Moi, le chef du Parti
démocratique (DP) Mwai Kibaki, avait
obtenu 31,09% des voix, suivi de Raila Odinga du
Parti du développement national (NDP -
10,92%) et de Michael Kijana Wamalwa, de
FORD-Kenya (8,29%).
Mme Ngilu a récemment rompu avec le SDP
après l'adoption par le parti de nouvelles
règles de nomination rigoureuses pour ses candidats
à la présidentielle, qui exigent notamment la
détention d'un diplôme universitaire.
Cette annonce intervient seulement un mois après
l'arrivée au gouvernement du dirigeant du NDP, Raila
Odinga, et de trois autres parlementaires du NDP, suite
à la signature d'un accord de trois ans entre la KANU
et le NDP.
Cet accord a poussé MM. Kibaki et Wamalwa et Mme
Ngilu à mener des consultations en vue d'une possible
coalition de leurs partis pour affronter l'alliance KANU-NDP
lors des prochains scrutins.
Le Muungano wa Mageuzi (Mouvement pour le
changement) de l'avocat et parlementaire James
Orengo, est quant à lui en discussion avec le SDP
pour former un front commun contre les autres coalitions aux
élections présidentielles et
législatives de l'année prochaine, qui doivent
avoir lieu en décembre.
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