- Soixante-dix militants
d'une association de défense de prisonniers
politiques ont passé le 23 octobre leur
quatrième jour en détention
préventive, après avoir fait l'objet d'une
rafle policière au cours d'une réunion
considérée comme "illégale" par les
autorités.
- La police avait pris d'assaut le samedi 20 octobre
à Nairobi les locaux de l'association
Libérez les Prisonniers Politiques
(RPP, pour Release Political Prisoners) parce
qu'ils "tenaient une réunion publique sans l'avoir
notifié" à la police "comme prévu
par la loi", et arrêté 71 militants, a
indiqué le porte-parole de la police kenyane, Dola
Indidis.
- Un juge a fixé une caution que seulement l'un
d'entre eux a pu payer pour être remis en
liberté provisoire.
- Leur procès doit avoir lieu en décembre
pour "réunion illégale" et ils risquent un
an maximum d'emprisonnement.
- L'association célèbre chaque
année le jour de Kenyatta, qui commémore
l'arrestation par les autorités britanniques en
1962 du futur fondateur et premier président du
Kenya indépendant, Jomo Kenyatta.
- Ces 70 militants doivent eux-mêmes être
considérés comme des prisonniers
politiques, a estimé le directeur de la
Commission Kenyane pour les droits de l'Homme
(indépendante), Willy Mutunga.
- Pour lui, pas de doutes, ces militants de RPP ont
été arrêtés parce qu'ils
menaient campagne pour un candidat opposé au parti
au pouvoir, l'Union nationale africaine kenyane
(KANU), pour une élection législative
partielle prévue le 9 novembre.
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