N° 238
du 31/10/2001

Kenya


Le président arap Moi
dans le collimateur de son opinion publique
Plus de 2 électeurs sur 3 mécontents du pouvoir

Plus de deux électeurs kenyans sur trois sont mécontents de la manière dont le pays est dirigé depuis 1997, selon un sondage d'opinion rendu public le 23 octobre à Nairobi, dans la perspective d'élections générales prévues avant la fin 2002.
"72,1% des Kenyans sont mécontents de la manière dont le pays a été gouverné depuis 1997, contre 23,9% satisfaits", selon la société privée Strategic Public Relations and Research (SPR & R). Elle a effectué le sondage sur un échantillon de 2.984 Kenyans en âge de voter, pour une population totale de près de 29 millions.
"63,2% des personnes interrogées pensent que le pays est mal dirigé", selon SPR & R.
Selon cette étude, 71,8% des électeurs veulent qu'une nouvelle constitution soit mise aux voix avant les élections législatives et présidentielle, et 66% estiment que l'actuel chef de l'Etat, Daniel arap Moi, président depuis 1977, "concentre trop de pouvoirs".
La Commission Kenyane de Révision de la Constitution (CRCK) travaille depuis 1999 à une réforme ayant pour objet principal de répondre aux critiques sur la concentration des pouvoirs par M. Moi. Le président kenyan entretient le doute sur son éventuelle candidature en 2002, alors que la constitution actuelle lui interdit d'aller au-delà d'un second mandat, qu'il a entamé en 1997 après avoir été élu en 1992 lors du premier scrutin multipartite du pays.
La sécurité alimentaire et la corruption sont en tête des préoccupations déterminantes de la population sondée.
Le FMI et la banque mondiale ont gelé leur aide au Kenya depuis 1997, invoquant la mauvaise gouvernance et la corruption qui gangrène le pays à tous les niveaux.

 


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