- Plus de deux
électeurs kenyans sur trois sont mécontents
de la manière dont le pays est dirigé
depuis 1997, selon un sondage d'opinion rendu public le
23 octobre à Nairobi, dans la perspective
d'élections générales prévues
avant la fin 2002.
- "72,1% des Kenyans sont mécontents de la
manière dont le pays a été
gouverné depuis 1997, contre 23,9% satisfaits",
selon la société privée Strategic
Public Relations and Research (SPR & R). Elle a
effectué le sondage sur un échantillon de
2.984 Kenyans en âge de voter, pour une population
totale de près de 29 millions.
- "63,2% des personnes interrogées pensent que
le pays est mal dirigé", selon SPR & R.
- Selon cette étude, 71,8% des électeurs
veulent qu'une nouvelle constitution soit mise aux voix
avant les élections législatives et
présidentielle, et 66% estiment que l'actuel chef
de l'Etat, Daniel arap Moi, président
depuis 1977, "concentre trop de pouvoirs".
- La Commission Kenyane de Révision de la
Constitution (CRCK) travaille depuis 1999 à
une réforme ayant pour objet principal de
répondre aux critiques sur la concentration des
pouvoirs par M. Moi. Le président kenyan
entretient le doute sur son éventuelle candidature
en 2002, alors que la constitution actuelle lui interdit
d'aller au-delà d'un second mandat, qu'il a
entamé en 1997 après avoir
été élu en 1992 lors du premier
scrutin multipartite du pays.
- La sécurité alimentaire et la
corruption sont en tête des préoccupations
déterminantes de la population sondée.
- Le FMI et la banque mondiale ont gelé leur
aide au Kenya depuis 1997, invoquant la mauvaise
gouvernance et la corruption qui gangrène le pays
à tous les niveaux.
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