- La police
kényane a entamé le désarmement de
miliciens tribaux impliqués dans les
récents affrontements communautaires, qui ont fait
plus de 50 morts dans le district reculé de Tana
River (sud-est), sur la côte kényane. Au
cours du seul week-end du 9 décembre, quatorze
personnes ont été tuées.
- Le gouvernement veut par-là éviter de
futurs affrontements entre éleveurs Werdei et Orma
et agriculteurs Pokomo à propos de terres.
- Plus de 50 personnes ont été
tuées au cours de trois semaines de violences dans
le district de Tana River, situé à 450 km
au nord-est de la capitale Nairobi, des violences qui ont
fait 90 morts au total depuis le mois de janvier 2001.
- Les deux communautés réclament des
droits exclusifs sur les terres et l'accès aux
cours d'eau qui traversent le district.
- Des réunions de pacification ont
été organisées pour calmer les
esprits dans le district. 15 personnes, suspectées
d'être impliquées dans les récentes
violences, sont en détention, et devraient
être inculpées.
- Des responsables religieux, qui hébergent
nombre de ceux ayant fui les violences, ont fait part de
leur scepticisme vis-à-vis des mesures de
sécurité qui ont été prises.
- Dans la Mission catholique de Tarasaa, près de
800 personnes ont trouvé refuge.
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- Certains responsables locaux voient, dans
l'intensification récente de ces affrontements
malgré la présence d'importantes forces de
sécurité, une manipulation politique des
deux communautés. Des chefs Pokomo ainsi que des
responsables religieux, chrétiens ou musulmans,
ont accusé à plusieurs reprises le
gouvernement d'être parfaitement au courant que les
leaders Orma incitaient leur communauté à
attaquer les Pokomo.
- Ainsi, un membre de la hiérarchie des Anciens
chez les Orma, Michael Nkaduda, demande au
gouvernement d'enquêter sur des informations selon
lesquelles des policiers réservistes Wardei, un
sous-clan Orma, prêtent des armes à feu aux
membres de leur tribu. "Des témoins peuvent
confirmer que des fusils-mitrailleurs G3 ont
été utilisés au cours des raids, or,
ce sont des armes utilisées par les forces de
sécurité du gouvernement", a assuré
M. Nkaduda.
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