- Une vingtaine
d'associations de défense des femmes,
emmenées par une députée de
l'opposition, Beth Mugo, député
du Parti Social-Démocrate (SDP), ont
affirmé lque des centaines de femmes et d'enfants
ont été violés par des
émeutiers et des policiers durant les
affrontements le mardi 4 décembre dans un
bidonville de Nairobi, qui ont fait entre 5 et 11 morts.
- Dans une adresse au parlement, Mme Mugo et les
associations ont assuré que que ces "violences
sexuelles mais aussi de nombreuses autres violences
physiques" ont été commises aussi bien par
"des émeutiers que par les forces de l'ordre" qui
ont réprimé très violemment ces
affrontements dans le bidonville de Kibera. Elles ont
toutefois reconnu ne disposer d'aucune liste, ni
témoignages directs concrets, encore moins de
plaintes officielles.
- "Dans cette pièce, certaines femmes ont fait
l'objet de violences sexuelles, mais nous refusons
qu'elles parlent sans nous assurer qu'elle
bénéficieront d'une protection", a
déclaré Mme Mugo.
- Seule une jeune femme a accepté de dire
à la presse, sous couvert de l'anonymat, qu'elle a
été "battue" par les policiers qui lui
demandaient de l'argent.
- Le calme est revenu à Kibera. Plusieurs
milliers de résidents ont fui avec les effets
qu'ils ont eu le temps de rassembler. Les affrontements,
nés d'un contentieux sur les loyers,
aggravé par des rivalités
ethno-religieuses, ont fait entre cinq morts, selon la
police, et 11, selon des témoignages recueillis
sur place.
- Kibera compte de 250.000 à 500.000 habitants.
- Le président kényan, Daniel Arap
Moi, avait déclaré lui-même que
les loyers de Kibera devraient être réduits,
avant d'appeler les locataires à payer le montant
actuel en attendant une révision.
- Kibera pourrait bien être un enjeu politique,
dans l'optique de l'élection présidentielle
de la fin 2002
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