N° 255
du 17/09/2002

Kenya


Le grand “nettoyage” du président Moi pour préparer sa succession

Le président kényan Daniel arap Moi a démis de ses fonctions le 9 septembre Peter Odoyo, vice-ministre des Affaires étrangères, qui faisait parti d’un groupe, au sein du parti au pouvoir, s’opposant au choix du chef de l’Etat concernant sa succession après l’élection présidentielle de fin décembre.
M. Odoyo est le quatrième haut responsable démis de ses fonctions en un mois.
Tous refusaient de soutenir Uhuru Kenyatta, le fils du président-fondateur du Kenya John Kenyatta, que le président Moi soutient pour représenter son parti au prochain scrutin présidentiel et qu’il aimerait voir lui succéder.
Ces dissidents au sein même de l’Union nationale africaine du Kenya (KANU), le parti au pouvoir depuis l’indépendance en 1963, accusent le président Moi, 78 ans, au pouvoir depuis 1978, de tenter d’imposer la candidature de Kenyatta au mépris des règles du parti.
Ces dissidents sont regroupés dans l’Alliance arc-en-ciel. Le chef de l’Etat, qui préside la KANU, ne peut pas se représenter à la prochaine présidentielle.
Le 30 août, le chef de l’Etat avait démis de ses fonctions George Saitoti, son vice-président pendant 13 ans, également ministre de l’Intérieur.
Avant lui, le ministre de l’Environnement Joseph Kamotho et le vice-ministre rattaché au cabinet du président Fred Gumo avaient connu le même sort.
Le candidat de la KANU sera officiellement désigné lors d’une convention dont la date n’a pas encore été officiellement annoncée.


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