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Lélection présidentielle au Kenya, qui doit marquer le départ de Daniel arap Moi au pouvoir depuis 24 ans et à qui la Constitution empêche de briguer un nouveau mandat, a été fixée au 27 décembre, par la Commission électorale.
A peine cette date annoncée, le principal mouvement dopposition, la Coalition nationale de lArc-en-ciel (NARC), a accusé le parti au pouvoir de chercher à acheter des votes, ce que les partisans du président ont nié immédiatement. Ces accusations ont donné le ton de la campagne électorale.
La présidentielle, qui saccompagnera délections législatives et locales, sera la première à laquelle le président sortant, au pouvoir depuis 1978, ne se présentera pas. Cest aussi la première que son parti, lUnion nationale africaine du Kenya (KANU), au pouvoir depuis lindépendance en 1963, risque de perdre, face à une opposition qui a réussi, jusquici, à ne pas se présenter en ordre dispersé.
La Coalition de lArc-en-ciel, qui rassemble lessentiel de
lopposition, a désigné un candidat unique, lancien
Premier ministre Mwai Kibaki
(voir Bio), 71 ans, pour affronter le candidat de la KANU, Uhuru
Kenyatta, fils du président-fondateur du Kenya indépendant,
Jomo Kenyatta.
M. Moi a remporté les deux élections présidentielles précédentes, en 1992 et en 1997, en obtenant moins de voix que le total des candidats dopposition.
Mais la Coalition de lArc-en-ciel vient déjà de connaître les affres de la dissidence. Lancien ministre Simeon Nyachae, 70 ans, la quittée à peine constituée, dénonçant le manque de démocratie en son sein et menaçant dêtre candidat à la présidentielle.
Lopposition kényane soutient unanimement le projet de nouvelle Constitution préparé par la Commission constitutionnelle nationale (CKRC), et qui marquerait la fin du régime présidentiel. Le gouvernement serait nommé et dirigé par le Premier ministre, poste créé par ce projet et qui nexiste pas à ce jour dans le système gouvernemental kényan.
Manque de chance, le président Moi a annoncé la dissolution de la CKRC, et annoncé que la prochaine Commission constitutionnelle ne serait pas dirigée par un étranger. La CKRC était dirigée par le Pr. Yash Pal Ghai, un Kényan dorigine indo-pakistanaise.
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