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La lutte contre la corruption constitue la première priorité du nouveau président Mwai Kibaki, qui sest également engagé, dans son discours dinvestiture, à mettre en uvre des réformes dans le domaine économique et social.
Corruption :
Désormais, la corruption va cesser dêtre un mode de vie au Kenya, a déclaré le président Kibaki. Je vous demande à tous de participer à la lutte contre la corruption et de soutenir le futur gouvernement dont ce sera la première priorité, a-t-il ajouté. Dans quelques semaines, dès que le Parlement se réunira, nous ferons en sorte de remettre en place une commission anti-corruption à laquelle nous donnerons le pouvoir de poursuivre en justice, avait-il souligné dimanche.
Le Kenya est considéré comme un des pays les plus corrompus au monde. Les principaux bailleurs de fonds ont gelé leurs aides fin 2001 en raison notamment de lincapacité de lancien régime à lutter efficacement contre ce mal.
Économie :
Léconomie est sous-performante depuis plusieurs dizaines dannées, a poursuivi le président Kibaki. Mon gouvernement travaillera étroitement avec le secteur privé et les partenaires extérieurs, pour tenir ses promesses, a-t-il souligné. Nous utiliserons les ressources fiscales, encadrerons les achats et boucherons les trous qui ont conduit à un gaspillage massif des ressources publiques de la nation, a-t-il promis.
Social :
La pauvreté saggrave, des millions de nos compatriotes sont sans emploi, nont pas accès à des services de santé de base abordables, nos routes et nos autres infrastructures ont été dilapidées. Les services sociaux seffondrent et linsécurité augmente dans nos villes, a constaté M. Kibaki. Il a promis de mettre en place prochainement un nouveau plan de développement et répété son engagement à assurer linstruction primaire gratuite à tous nos enfants.
Un habitant sur deux au Kenya, pourtant le pays le plus riche dAfrique de lEst, survit avec un dollar par jour.
Mode de gouvernement :
Mon gouvernement sera guidé par le travail en équipe et la consultation, a promis le nouveau président, alors que son prédécesseur avait été critiqué pour son autoritarisme et sa prise de décision très personnelle.
Lautorité du Parlement et lindépendance de la Justice seront restaurées, a-t-il indiqué, soulignant avoir hérité dun pays qui a été ravagé par des années de mauvaise gouvernance.
Le gouvernement ne doit pas être un fardeau pour le peuple, ne doit pas intervenir dans chacun des aspects de la vie ou ériger des obstacles, a-t-il ajouté.
Je crois quun gouvernement doit servir le peuple et non linverse, a-t-il martelé.
Politique intérieure :
Notre force (la Coalition nationale Arc-en-ciel, Narc, regroupant une douzaine de partis) va grandir, dans un seul parti, qui constituera un signe despoir non seulement pour le Kenya mais pour toute lAfrique, a-t-il annoncé. Joffre à lopposition la main de lamitié, a-t-il ajouté. Il ne devrait pas demeurer damertume. Unissons-nous dans le pardon et la réconciliation, et travaillons dur pour reconstruire le Kenya, a-t-il lancé.
Politique étrangère :
Le Kenya continuera à jouer un rôle moteur en Afrique de lest. Il soutiendra et facilitera tous les efforts entrepris pour rétablir la paix en Somalie, au Soudan, au Burundi, en République démocratique du Congo (RDC), a-t-il affirmé.
Le Kenya continue à porter le lourd fardeau de ces conflits régionaux, a-t-il ajouté en référence aux nombreux réfugiés installés au Kenya.
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