| Une commission parlementaire
kenyane qui enquête sur la mort mystérieuse, en 1990, du
ministre des Affaires étrangères Robert Ouko, a
affirmé le 5/01 que son travail était empêché
pour protéger «certains individus».
«Il y a une volonté de nous empêcher de travailler»,
a déclaré Eric Sungu, président de cette commission
d’enquête.
A la question de savoir qui cherchait à faire échouer la
commission, il a répondu: «nous pouvons dire qu’il
s’agit de l’administration du Parlement».
Les parlementaires avaient prévu d’entendre ce même
jour l’ancien président Daniel arap Moi,
au pouvoir au moment de la mort de M. Ouko, mais il ne s’est pas
présenté devant la commission.
M. Sungu a reproché notamment à l’administration de
l’Assemblée nationale de ne pas avoir adressé de convocations
officielles à M. Moi ainsi qu’à d’autres témoins
que la commission avait demandé à entendre à la mi-décembre.
Rappel : Robert Ouko avait été
porté disparu le 12 février 1990 et son corps, partiellement
carbonisé, avait été découvert quatre jours
plus tard dans un buisson près de sa ferme, dans l’ouest
du Kenya. Malgré plusieurs enquêtes, personne n’a
comparu en justice à ce jour dans cette affaire. Plusieurs personnes
liées de près ou de loin au dossier sont décédées
depuis sa mort
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