N° 285
du 06/01/2004

Kenya


Meurtre du ministre Ouko
La commission d’enquête dénonce des interférences

Une commission parlementaire kenyane qui enquête sur la mort mystérieuse, en 1990, du ministre des Affaires étrangères Robert Ouko, a affirmé le 5/01 que son travail était empêché pour protéger «certains individus».
«Il y a une volonté de nous empêcher de travailler», a déclaré Eric Sungu, président de cette commission d’enquête.
A la question de savoir qui cherchait à faire échouer la commission, il a répondu: «nous pouvons dire qu’il s’agit de l’administration du Parlement».
Les parlementaires avaient prévu d’entendre ce même jour l’ancien président Daniel arap Moi, au pouvoir au moment de la mort de M. Ouko, mais il ne s’est pas présenté devant la commission.
M. Sungu a reproché notamment à l’administration de l’Assemblée nationale de ne pas avoir adressé de convocations officielles à M. Moi ainsi qu’à d’autres témoins que la commission avait demandé à entendre à la mi-décembre.

Rappel : Robert Ouko avait été porté disparu le 12 février 1990 et son corps, partiellement carbonisé, avait été découvert quatre jours plus tard dans un buisson près de sa ferme, dans l’ouest du Kenya. Malgré plusieurs enquêtes, personne n’a comparu en justice à ce jour dans cette affaire. Plusieurs personnes liées de près ou de loin au dossier sont décédées depuis sa mort

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