- Vice-présidente
ougandaise, Speciosa Wandira Kazibwe, a
annoncé publiquement à Kampala avoir
quitté son époux qui la battait
régulièrement, une semaine après
avoir appelé les femmes à se
révolter contre la violence conjugale.
- S'adressant à des femmes parlementaires, elle
a déclaré devant une assistance
ébahie avoir pris une telle décision car
son mari, Charles Kazibwe avait l'habitude de la frapper.
- "Pourquoi aurais je dû rester avec un homme qui
me bat", s'est-elle interrogée devant la salle,
ajoutant avoir dit à son époux: "Toi,
Kazibwe, dégage (...) Comment peut-on frapper la
vice-présidente?"
- Symbole de l'émancipation féminine en
Ouganda depuis sa nomination il y a huit ans à la
vice-présidence par le chef de l'Etat, Yoweri
Museveni, Mme Kazibwe a assuré au public que de
nombreuses femmes occupant des postes importants dans le
pays étaient battues par leur mari.
- A l'occasion de la Journée internationale de
la femme, le 8 mars, elle avait appelé les femmes
ougandaises à ne plus accepter les violences
conjugales et à prendre des leçons d'arts
martiaux pour se défendre.
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