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L'économie
ougandaise souffrira cette année de l'impact de la
baisse des cours des matières premières,
notamment du café et du thé, principales
sources de devises de ce pays.
Des membres du ministère des Finances ont ainsi
averti que les recettes de la production de
café, principal produit d'exportation de
l'Ouganda, n'excéderont pas 195 millions de
dollars cette année en raison de la baisse sans
précédent des cours mondiaux.
Lors des années 1990, lorsque une tonne de
café s'achetait en moyenne 4.400 dollars, les
exportations de café rapportaient quelque 400
millions de dollars par an. Les cours du café
oscillent désormais entre 650 et 700 dollars la
tonne.
L'Autorité du développement du café
ougandais (UCDA) est certaine que cette évolution des
cours à la baisse aura de graves conséquences
sur les recettes en devises.
Dans le secteur du thé, les opérateurs
affirment que les recettes ont été
touchées, en raison de la baisse des prix
pratiqués à la maison des enchères du
thé d'Afrique de l'Est, à Mombasa
(côté kenyane) qui sont tombés d'une
moyenne de 2,18 dollars le kilo il y a quelques mois
à 1,77 dollars.
On estime que l'Ouganda n'obtiendrait pas les 26 millions de
dollars de devises que lui avaient rapportés en 2000
les exportations de thé.
Près de 90% de la production de thé ougandaise
est exportée via Mombasa, seconde maison
d'enchères de thé au monde. Les 10% restant
sont exportés directement vers la Grande-Bretagne,
l'Ethiopie, l'Irlande et la Pologne.
La baisse des cours du café et du thé a
été provoquée par l'augmentation de la
production de ces deux denrées en Inde et en
Malaisie.
Le secteur du thé ougandais prévoit de
ne produire cette année que 26 millions de
kilogrammes contre des prévisions de 29,3
millions de kilo.
Le secteur thé s'est effondré lors de
l'expulsion par Idi Amin Dada (1971-79) des Asiatiques qui
contrôlaient près de 70% du secteur.
Amin Dada avait ensuite attribué cette branche
"thé" à ses proches, incapables de la
rentabiliser.
Le marché du coton, 3e produit d'exportation,
est aussi déprimé. La production ne devrait
être que de quelque 100.000 balles de 185 kilo vontre
130.000 initialement prévues. Le coton
représente moins de 5% des recettes en devises
malgré les efforts pour développer la
production ces dernières années.
Un agronome de l'organisation de développement du
coton estime que la production devrait chuter car seuls 60%
des 8.000 tonnes de graines distribuées aux planteurs
ont été mises en terre.
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