- Les bailleurs de fonds occidentaux ont expressément demandé le 16 mai à lOuganda de ne pas augmenter arbitrairement son budget consacré à la Défense au terme dune réunion consultative de trois jours à Kampala. LUnion européenne sinquiète de ce que laugmentation des dépenses consacrées à la Défense sest faite au détriment des priorités portant sur une réduction de la pauvreté, a déclaré lUE dans un communiqué, rendu public à la fin de cette rencontre.
LUnion européenne admettrait difficilement toute nouvelle augmentation du budget de la Défense, souligne ce communiqué, soutenu par les donateurs du Club de Paris.
Selon des sources proches du Club de paris, les bailleurs de fonds ont jugé que le budget de défense de lOuganda ne devrait représenter que 2% du PIB, alors que le gouvernement ougandais estime pour sa part que ce taux ne sappuie sur aucune analyse des véritables besoins du pays en matière de défense.
Par ailleurs, et paradoxalement, les donateurs se sont dits profondément troublés par la détérioration de la sécurité et de la situation humanitaire dans le nord du pays et ont pressé gouvernement et rebelles de mettre un terme au conflit.
Cet autre communiqué faisait notamment référence au conflit qui oppose depuis 1988 larmée ougandaise et les rebelles de la lArmée de résistance du Seigneur (LRA) dans le nord du pays, et aux violences provoquées par de sanglants vols de bétail entre clans rivaux dans la région de Karamoja (nord-est).
Enfin, les bailleurs de fonds ont estimé que la corruption coûte 7,5% du budget.
Selon un rapport récent du rapporteur général des finances au Parlement ougandais, le pays perd plus de 200 milliards de shillings (environ 100 millions de dollars) chaque année à cause de la corruption.
Les donateurs ont reconnu les efforts déployés par le gouvernement pour lutter contre ces pratiques mais ont cité les services fiscaux, policiers et judiciaires comme des secteurs corrompus.
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