N° 240
du 30/11/2001

Ouganda


Pas de retour au multipartisme
avant un nouveau scrutin

L'Ouganda ne reviendra pas à un système multipartite avant qu'un nouveau vote ne le décide, a annoncé un responsable du Mouvement de résistance nationale (NRM, au pouvoir) dans un communiqué publié à Kampala. "Vu les résultats du référendum de l'an dernier sur le système politique, l'Ouganda restera sous le régime du système du Mouvement, jusqu'à ce que les Ougandais en décident autrement lors d'un référendum ou d'élections libres et régulières", a déclaré le directeur de l'information du NRM, Ofwono Opondo.
Le système politique actuellement en vigueur en Ouganda est celui dit "du Mouvement", décrit par le pouvoir comme un système de démocratie alternatif sans partis, et par ses détracteurs comme un système de parti unique à peine déguisé.
Le 29 juin 2000, les Ougandais devaient choisir, au cours d'un référendum, de conserver le système du Mouvement du président Yoweri Museveni, ou de revenir à un système multipartite.
Les votants s'étaient prononcés à 90% en faveur du système en vigueur, mais les partis d'opposition avaient boycotté le scrutin. La participation n'avait été que de 51,1%.
Les propos de M. Ofwono interviennent quelques jours seulement après que le premier vice-Premier ministre et ministre des Affaires intérieures, Eriya Kategaywa, cité par la presse, se fut prononcé pour un retour à un système pluripartite.
Issu du Mouvement de résistance nationale (NRM), l'ancienne rébellion du président Museveni, le Mouvement, dont chaque Ougandais est automatiquement membre, gère le pays à tous les échelons de la vie publique, du village au Parlement. Chacun est libre de se présenter à titre individuel à toutes les fonctions publiques mais les partis, qui ont le droit d'exister, n'ont pas le droit de soutenir cette candidature, ni d'organiser des réunions, ni d'avoir des bureaux.

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