- L'Ouganda ne reviendra
pas à un système multipartite avant qu'un
nouveau vote ne le décide, a annoncé un
responsable du Mouvement de résistance
nationale (NRM, au pouvoir) dans un
communiqué publié à Kampala. "Vu les
résultats du référendum de l'an
dernier sur le système politique, l'Ouganda
restera sous le régime du système du
Mouvement, jusqu'à ce que les Ougandais en
décident autrement lors d'un
référendum ou d'élections libres et
régulières", a déclaré le
directeur de l'information du NRM, Ofwono Opondo.
- Le système politique actuellement en vigueur
en Ouganda est celui dit "du Mouvement", décrit
par le pouvoir comme un système de
démocratie alternatif sans partis, et par ses
détracteurs comme un système de parti
unique à peine déguisé.
- Le 29 juin 2000, les Ougandais devaient choisir, au
cours d'un référendum, de conserver le
système du Mouvement du président
Yoweri Museveni, ou de revenir à un
système multipartite.
- Les votants s'étaient prononcés
à 90% en faveur du système en vigueur, mais
les partis d'opposition avaient boycotté le
scrutin. La participation n'avait été que
de 51,1%.
- Les propos de M. Ofwono interviennent quelques
jours seulement après que le premier
vice-Premier ministre et ministre des Affaires
intérieures, Eriya Kategaywa,
cité par la presse, se fut prononcé pour
un retour à un système
pluripartite.
- Issu du Mouvement de résistance nationale
(NRM), l'ancienne rébellion du président
Museveni, le Mouvement, dont chaque Ougandais est
automatiquement membre, gère le pays à
tous les échelons de la vie publique, du
village au Parlement. Chacun est libre de se
présenter à titre individuel à
toutes les fonctions publiques mais les partis, qui
ont le droit d'exister, n'ont pas le droit de soutenir
cette candidature, ni d'organiser des réunions,
ni d'avoir des bureaux.
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