N° 249
du 06/05/2002

Ouganda


1.000 rebelles et familles basés au Soudan rentrent au pays

Quelque 1.000 rebelles du Front national de Résistance de l'Ouganda II (UNRF-2) et 350 membres de leurs familles, basés au Soudan depuis une vingtaine d'années, sont retournés en Ouganda, a annoncé fin avril à Kampala l'armée ougandaise. Le groupe de rebelles était retourné en Ouganda samedi, emmené par leur chef, le colonel Ali Bamuze, un ancien soldat de l'armée du dictateur Idi Amin Dada. Les rebelles se sont installés à Koka dans le district de Yumbe, à quelque 600 km au nord-ouest de Kampala, a ajouté le porte-parole militaire.
L'UNRF-2 opère depuis Roja, au nord de Kajo-Keji près de la frontière soudano-ougandaise, depuis 1997. Les rebelles avaient alors refusé de rejoindre le chef de l'UNRF, Moses Ali.
M. Ali, ancien ministre des Finances d'Idi Amin, avait signé un accord de paix avec le gouvernement du président Yoweri Museveni, devenant peu après un de ses ministres. Il est actuellement second vice-Premier ministre dans le gouvernement de M. Museveni.
L'UNRF-2 a déclaré la guerre à l'ancien président Milton Obote et s'est allié avec la junte militaire du général Tito Okello, qui a renversé Obote par un coup d'Etat mais n'est resté au pouvoir que six mois, avant d'être remplacé par Yoweri Museveni le 26 janvier 1986.
Les rebelles ont alors repris la guerre contre Museveni en 1986, en même temps que d'autres mouvements de guérilla dans le nord et l'est du pays.
Le groupe revenu en Ouganda constituerait le gros des rebelles de l'UNRF-2, dont seule une poignée reste basée au Soudan, sans représenter de réelle menace.
Une loi d'amnistie, votée il y a trois ans en Ouganda, permet aux rebelles de se rendre et de ne faire l'objet d'aucune mesure de rétorsion de la part du gouvernement.
 
Des rebelles ougandais ont tué 60 personnes au Soudan
Soixante personnes qui suivaient un cortège funéraire ont été tuées par balles le 28/04/02 dans le sud du Soudan par de présumés rebelles ougandais de l'Armée de résistance du seigneur (LRA) qui les ont forcées à manger le cadavre qu'elles étaient sur le point d'enterrer, a affirmé un porte-parole de l'armée ougandaise. L'attaque a eu lieu dans la région montagneuse d'Agoro, le long de la frontière entre l'Ouganda et le Soudan, selon ce porte-parole militaire, le commandant Shaban Bantariza.
Aucune confirmation de source indépendante n'a pu être obtenue.
Le 10 mars, l'Ouganda et le Soudan ont signé un accord autorisant l'armée ougandaise à se déployer sur le territoire soudanais pour rechercher et arrêter le chef de la LRA, Joseph Kony ainsi que ses combattants.


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