N° 286
du 20/01/2004

Ouganda


Gouvernement et opposition
ouvrent des discussions sur le multipartisme

Des représentants du gouvernement et de l’opposition ont commencé le 19 janvier à Kampala des discussions qui pourraient aboutir à la levée des restrictions pesant sur les partis d’opposition. Une délégation gouvernementale de 25 membres et 14 représentants de sept partis d’opposition se sont réunis dans un hôtel de Kampala pour parvenir à un agenda en vue de discussions futures sur le retour au multipartisme.
Le système politique en vigueur en Ouganda est celui du «Mouvement» du président Yoweri Museveni. Bien que les partis soient autorisés, ils n’ont pas le droit d’organiser des rassemblements ni de présenter des candidats aux élections, prérogatives réservées au seul «Mouvement», dont chaque Ougandais est automatiquement membre.
Après la prise de pouvoir en 1986 à Kampala de sa guérilla, M. Museveni avait interdit toute activité aux partis politiques, tenus pour responsables des troubles survenus dans le pays depuis son indépendance en 1962.
Le «Mouvement» a adopté en mars 2003 une résolution prônant le retour au pluralisme et a invité les partis d’opposition à ouvrir un dialogue sur les changements constitutionnels nécessaires pour faire du pays une démocratie.
«Le gouvernement considère le processus de consultations que nous allons entamer comme une part importante et significative du processus qui doit développer le consensus politique dans notre société», a déclaré Crispus Kiyonga, chef de la délégation gouvernementale.
Dans un document remis aux représentants du gouvernement, les responsables de l’opposition ont indiqué qu’ils demanderaient «des conditions permettant le dialogue», notamment le droit d’organiser des rassemblements et des campagnes d’adhésion à travers le pays.

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