Des inconnus ont lancé une grenade dans une
discothèque dans la nuit du 11 avril à Kampala,
blessant cinq personnes.
C'était la troisième explosion en une semaine. Le 4
avril, des inconnus avaient attaqué à la bombe deux
cafés du centre de la capitale, tuant 4 personnes, deux
Burundais et deux Ougandaises, et faisant au moins une douzaine de
blessés.
Les services secrets ougandais soupçonnent les Forces
démocratiques alliées (ADF), mouvement rebelle dans
l'ouest de l'Ouganda, d'être à l'origine de ces
attaques.
Une bombe, attribuée à la rébellion, avait
explosé dans le centre de Kampala le 23 mars dernier, à
la veille de l'arrivée du président Bill Clinton en
Ouganda, a révélé le ministre de
l'Intérieur Tom Butime. Les autorités avaient alors
attribué l'explosion, de faible puissance, à un
problème de circuit électrique.
Une autre bombe a explosé à Kawempe, banlieue de
Kampala, mais sans faire de blessés.
En juillet et août 1997, des attaques à la grenade,
perpetrées par des inconnus contre des commissariats de la
capitale, avaient fait huit morts tandis qu'une bombe contre une
auberge de jeunesse de Kampala avait blessé un Sud-Africain et
un Britannique.
(Afrique Express N° 169)