Museveni prêt à ouvrir des négociations avec la rébellion de la LRA

Le président ougandais Yoweri Museveni a accepté d'ouvrir des négociations avec l'Armée de Résistance du Seigneur (LRA), la rébellion du nord du pays, a annoncé le journal gouvernemental New Vision. M. Museveni est déjà entré en contact avec la LRA pour résoudre par la négociation un conflit qui dure depuis une dizaine d'années, selon le journal.
La LRA, basée dans le nord de l'Ouganda, veut renverser le régime et instaurer un gouvernement basé sur les 10 commandements de la Bible. Un peu "spécial", le chef de la LRA,
Joseph Kony, aurait récemment déclaré vouloir faire appel au pape Jean Paul II pour choisir le futur chef de l'Etat de l'Ouganda après avoir renversé l'actuel président Yoweri Museveni.
Jusqu'à présent, le président avait toujours évoqué une solution militaire au conflit.
Selon New Vision, M. Museveni a chargé l'année dernière un de ses ministres d'entrer en contact avec un des responsables de la rébellion, James Obita, basé à Nairobi. M. Obita ne fait cependant plus partie de la hiérarchie de la LRA, et selon des sources de sécurité ougandaise, son mouvement chercherait même à l'arrêter.
Le chef de la diplomatie ougandaise, Martin Aliker, a de son côté approché le gouvernement soudanais, dont Kampala estime qu'il est l'un des principaux soutiens de la LRA, et a également rencontré à deux reprises les jeunes officiers de la rébellion.

La LRA rejette la mediation de paix du representant de l'ONU

Les rebelles de la LRA ont par ailleurs rejeté l'idée qu'un representant de l'ONU soit impliqué dans la recherche d'une solution de paix, touours selon New Vision. Le porte-parole de la LRA, Ladit Balgara, a accusé le Représentant spécial de l'ONU pour les enfants dans les conflits armés, l'Ougandais Olara Otunnu, "d'ignorer" "la puissance politique" de la LRA. "La LRA n'est pas une organisation de charité mais une force rebelle politique prête à faire face à Museveni", aurait-il déclaré.

Un dirigeant rebelle de l'UNRF-2, tué dans nord

Le "major" auto-désigné Kerir Ali Dradiga du Front N2 de Salut national de l'Ouganda (UNRF-2) a été tué dans le district d'Arua (dans la région de la rive ouest du Nil, au nord-ouest de l'Ouganda) au cours d'une attaque menée par 80 de ses hommes sous son commandement à 112 kilomètres au nord de la ville d'Arua. Sept autres personnes ont également été tuées au cours de cette attaque.
L'UNRF-2 opère à partir de ses bases dans le Sud-Soudan depuis 1997, lorsqu'il a fait scission du
Front de la rive ouest du Nil (WNBF), également actif dans la région.
L'UNRF-2 et le WNBF sont dirigés par d'anciens soldats de l'armée du dictateur Idi Amin Dada, renversé en 1979.
Depuis un an, la rébellion s'était calmée mais depuis un mois, l'activité des rebelles a repris dans le nord-ouest ougandais avec plusieurs attaques à la grenade à Arua - qui ont explosé sans faire de blessé - et des embuscades sur les routes de la région.

(Afrique Express N° 173)

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