Cinq personnes ont été
blessées, dont quatre grièvement, dans une attaque
à la grenade samedi 1er mai dans la banlieue de Kampala.
L'engin a été lancé par un inconnu le soir, en
direction d'un groupe de clients d'un débit de boissons, le
"Serena Pub 2000", situé à proximité d'une
caserne de la police militaire, à Makindye.Il s'agit de la
cinquième attaque perpétrée en l'espace d'un
mois dans la capitale. Ces attaques ont fait 13 morts. Au cours des
trois dernières années 46 personnes ont
été tuées dans la capitale ougandaise dans des
attaques similaires.
Le 24 avril, quatre personnes avaient été tuées
et 14 autres blessées après le lancement d'une grande
près du stade de Nakivubo.
Les organisations humanitaires internationales, et
notamment le PAM, se sont retirés du district de Bundibugyo,
dans l'ouest ougandais, à la suite d'un regain de violence du
mouvement rebelle des Forces démocratiques alliées
(ADF) dans la région. Médecins sans
Frontières-France (MSF-France) s'est également
retiré de la zone alors que l'organisation britannique,
Actionaid, a quitté la région dès le mois de
mars à la suite de la détérioration de la
situation sécuritaire. Le 19 avril, des rebelles aaient
attaqué la ville de Bundibugyo, où ils ont fait usage
de leurs armes à feu, tuant au moins deux civils et faisant un
nombre indéterminé de blessés civils.
Les organisations humanitaires estiment à un nombre de 50.000
à 70.000 le nombre des personnes déplacées du
fait des violences rebelles dans le seul district de Bundibugyo.
Depuis le début du mois d'avril, l'armée ougandaise
organise des convois militaires pour escorter les véhicules
qui circulent sur la route principale qui relie la ville de
Bundibugyo au reste du pays.
Par ailleurs, l'Armée nationale pour la libération de l'Ouganda a averti dans une lettre faxée à l'Association des agents de voyages britanniques que les ressortissants des pays d'Europe et des Etats Unis seraient désormais la cible des rebelles. La NALU justifie sa décision en expliquant que ces pays soutiennent le gouvernement ougandais qu'elle accuse d'être anti-démocratique. La NALU Elle avait auparavant revendiqué la responsabilité du massacre, le 1er mars dernier de huit touristes étrangers et de quatre ougandais dans le Parc de la Forêt impénétrable de Bwindi (sud-ouest de l'Ouganda). La NALU Mais cette version avait été contredite par des survivants et des habitants de la zone qui avaient indiqué que les attaquants parlaient français et les avaient identifiés comme étant des rebelles Hutu rwandais. La NALU L'Armée nationale pour la libération de l'Ouganda, active jusqu'en 1992, année de l'assassinat de son leader, alors en exil au Kenya est restée en sommeil jusqu'en 1996, date à laquelle elle a été réactivée par l'ADF avec laquelle elle s'est alliée.
(Afrique express N° 188)