- Le correspondant de la
BBC et de l'agence Reuters au Soudan, Alfred
Taban, ainsi qu'un autre journaliste soudanais,
ont été libérés le 27 octobre
après avoir été retenus trois jours
sans accusations.
- M. Taban, président du conseil
d'administration de l'unique quotidien soudanais de
langue anglaise, le Khartoum Monitor, a
indiqué que lui-même et le directeur du
journal, Nhial Bol, avaient été
détenus sur la base de plaintes portées
contre eux par les services de sécurité et
le conseiller présidentiel pour la paix
Ghazi Salaheddine Atabani.
- A leur libération, ils ont été
sommés de se rendre au parquet pour les conduire
à un juge d'instruction qui leur énoncera
les charges retenues contre eux.
- M. Taban a indiqué qu'ils avaient appris de
manière "informelle" qu'ils seraient
accusés de diffamation, d'incitation à la
haine religieuse et raciale et contre l'Etat.
- Le Conseil national de la presse, organe d'Etat
chargé du contrôle des médias, avait
suspendu le 11 octobre pour deux jours le Khartoum
Monitor, l'accusant notamment d'avoir
déformé des propos de M. Atabani. Alfred
Taban avait déjà été
détenu à deux reprises, la première
fois durant plusieurs mois au début des
années 1990, et à nouveau en avril pendant
près d'un mois. Il a été à
chaque fois relâché sans inculpation.
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