N° 248
du 18/04/2002

SOUDAN


Khartoum nie l'existence de l'esclavage
et s'engage à mettre fin aux rapts

Le gouvernement soudanais a démenti le 10/04/2002 l'existence de la pratique de l'esclavage au Soudan, tout en se déclarant déterminé à éradiquer l'enlèvement de femmes et d'enfants, pratiqué dans des régions du centre et du sud-ouest du Soudan.
Le président du Comité pour l'éradication de l'enlèvement des femmes et des enfants, Ahmed Al-Mufti, a fait cette déclaration à l'issue d'une rencontre avec une commission internationale d'enquête sur les pratiques d'esclavage.
Pour Ahmed Al-Mufti, l'unique dossier à l'ordre du jour est le rapt de femmes et des enfants, qui, selon lui, "est confiné à l'ouest du Kordofan dans le Soudan central et le sud du Darfour à l'ouest".
Ces deux Etats sont limitrophes à des Etats du sud du Soudan où des tribus des nord et du sud se côtoient.
 
"Ce phénomène (le rapt) provient des disputes entre les tribus sur les maigres ressources" de ces régions, estime M. Mufti.
Il a indiqué que la commission avait promis d'entrer en contact avec l'Armée de libération des peuples du Soudan (SPLA, rebelles sudistes), en vue de libérer les femmes et les enfants enlevés par la SPLA.
La commission est composée de deux Américains, deux Britanniques, deux Norvégiens, un Français et un Italien. Ses membres sont à Khartoum à l'invitation du ministère des Affaires étrangères, pour examiner les rapports sur les pratiques d'esclavage au Soudan.


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