- Le gouvernement
soudanais a démenti le 10/04/2002 l'existence de
la pratique de l'esclavage au Soudan, tout en se
déclarant déterminé à
éradiquer l'enlèvement de femmes et
d'enfants, pratiqué dans des régions du
centre et du sud-ouest du Soudan.
- Le président du Comité pour
l'éradication de l'enlèvement des femmes et
des enfants, Ahmed Al-Mufti, a fait cette
déclaration à l'issue d'une rencontre avec
une commission internationale d'enquête sur les
pratiques d'esclavage.
- Pour Ahmed Al-Mufti, l'unique dossier à
l'ordre du jour est le rapt de femmes et des enfants,
qui, selon lui, "est confiné à l'ouest du
Kordofan dans le Soudan central et le sud du Darfour
à l'ouest".
- Ces deux Etats sont limitrophes à des Etats du
sud du Soudan où des tribus des nord et du sud se
côtoient.
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- "Ce phénomène (le rapt) provient des
disputes entre les tribus sur les maigres ressources" de
ces régions, estime M. Mufti.
- Il a indiqué que la commission avait promis
d'entrer en contact avec l'Armée de
libération des peuples du Soudan (SPLA,
rebelles sudistes), en vue de libérer les femmes
et les enfants enlevés par la SPLA.
- La commission est composée de deux
Américains, deux Britanniques, deux
Norvégiens, un Français et un Italien. Ses
membres sont à Khartoum à l'invitation du
ministère des Affaires étrangères,
pour examiner les rapports sur les pratiques d'esclavage
au Soudan.
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