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Le chanteur emblématique du Soudan, Mohamed Wardi, se déclare à 70 ans déterminé à poursuivre son combat contre la dictature qui lavait poussé à treize ans dexil terminés par un retour triomphal au pays. La taille haute, rehaussée par une longue djellaba et un turban blanc, Mohamed Wardi arbore un sourire empreint de mélancolie pour parler des dizaines de milliers de Soudanais qui lont accueilli en mai à Khartoum.
Jétais partagé entre la joie de retrouver mon pays et la tristesse dêtre resté si longtemps éloigné, a-t-il déclaré après un entretien avec le président Omar al-Béchir.
Mohamed Wardi était en Libye pour des concerts en 1990 lorsquil choisit le chemin de lexil de crainte dêtre arrêté par le gouvernement islamiste du général Béchir, qui sétait emparé du pouvoir en 1989.
En 1991, il sinstalle en Egypte. En 1999, alors quil enregistre aux Etats-Unis, il sétablit à Los Angeles en attendant dêtre greffé du rein.
Né en 1932 sur lîle de Sawarda sur le Nil, dans le nord du Soudan, Mohamed Wardi a chanté depuis lâge de cinq ans les complaintes de sa Nubie natale.
Les textes de ses nombreuses chansons, même celles dédiées à lamour, ont toujours une connotation politique, comme Ya baladi ya haboub (mon pays, mon amour), ou Demain nous lèverons létendard de lindépendance.
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