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Le dirigeant libyen
Mouammar Kadhafi est arrivé le 17 juillet
à Khartoum pour des entretiens avec son homologue
soudanais Omar al-Béchir sur l'initiative
égypto-libyenne visant à mettre un terme
à la guerre civile qui dure depuis 18 ans au Soudan.
L'initiative égypto-libyenne a été
acceptée en juin par le gouvernement et l'opposition.
A son arrivée, M. Kadhafi a affirmé que les
dirigeants africains qu'il a rencontrés lors de sa
tournée en Afrique, soutiennent ce plan de paix.
"C'est illogique que la guerre continue au sein de
l'Union africaine ou des Etats unis d'Afrique", a
déclaré le dirigeant libyen, arrivant
d'Ouganda, dernière étape de sa tournée
qui l'a mené également en Zambie et au
Zimbabwe.
Le plan de paix égypto-libyen prévoit
notamment un cessez-le-feu, l'instauration du multipartisme,
la constitution d'un gouvernement transitoire d'union
nationale et une conférence de réconciliation
nationale pour appliquer ces principes.
Des préparatifs sont en cours pour la tenue de la
conférence, avec la participation de Khartoum, de
l'Alliance nationale démocratique (AND,
regroupant la rébellion sudiste et une partie de
l'opposition nordiste), et le principal parti
d'opposition Oumma.
Le président Omar al-Béchir a
affirmé que son gouvernement ne s'opposerait pas
à la tenue d'élections anticipées en
cas d'accord avec l'opposition. Il a affirmé que son
parti, le Congrès national (CN) était
"prêt" à des élections.
Les dernières élections
présidentielles et législatives ont eu lieu en
décembre 2000. "Ce qui compte davantage maintenant,
c'est un cessez-le-feu immédiat", a-t-il
souligné en ajoutant que son gouvernement avait
demandé à l'Egypte et à la Libye
d'accélérer les préparatifs pour
l'application du cessez-le-feu stipulé par
l'initiative.
De son côté, le chef de l'Armée de
libération des peuples du Soudan (SPLA, rebelles
sudistes), le colonel John Garang, a estimé
nécessaire d'inclure les demandes de l'opposition
à l'initiative égypto-libyenne. Le colonel
Garang a tenu ses propos lors d'une rencontre en Ouganda
avec Mouammar Kadhafi, en présence du
président ougandais Yoweri Museveni.
L'AND veut ajouter les principes de la séparation
de la religion et de l'Etat, du droit à
l'autodétermination pour le sud du Soudan, et le fait
que le président soudanais Omar al-Béchir
"rende compte des crimes commis" depuis sa prise de pouvoir
par un putsch militaro-islamiste en 1989. Autant dire
qu'avec de telles demandes, ce plan est mal parti. Enfin, le
parti du dirigeant islamiste soudanais Hassan al-Tourabi a
salué cette initiative de paix
égypto-libyenne.
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