|
Les autorités ont
libéré à la mi-septembre cinq
responsables du Congrès national populaire
(CNP), détenus depuis plusieurs mois sans
procès. Les opposants ont été
relâchés sur ordre du président de la
cour constitutionnelle, Ali Yahia, nommé
récemment pour régler les affaires des
détenus politiques. Omar Abdel Marouf,
Saffi Noureddine, Tarek Mahjoub et Siddiq
al-Ahmer ont été libérés,
sans que des charges ne soient retenues contre eux.
Par ailleurs, un cadre du CNP, détenu pour avoir
conclu en février un accord avec les rebelles
sudistes de la SPLA, a été
libéré sous caution. Les nouvelles accusations
portées contre ce cadre ne sont plus passibles de la
peine de mort, ce qui a permis sa libération.
Le dirigeant du CNP, Hassan al-Tourabi, et trois
autres cadres du parti ont été accusés
d'incitation à entraver la Constitution, à la
guerre contre l'Etat et au renversement du régime par
la force, à l'issue de la conclusion de cet accord
avec la SPLA, en lutte depuis 1983 contre le gouvernement de
Khartoum.
M. Tourabi, qui était l'inspirateur du régime
islamiste soudanais avant de devenir son rival, a
été arrêté fin février,
emprisonné, puis assigné à
résidence fin mai dans une maison appartenant
à l'Etat, une mesure considérée comme
une détention.
Près de 10 autres détenus politiques du CNP
sans toujours en prison.
|