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Le gouvernement soudanais et la rébellion de lArmée de libération des peuples du Soudan (SPLA) sont parvenus le 20 juillet à un accord à Nairobi sur des questions-clés mais sans cessez-le-feu immédiat.
Les deux parties sont convenues dune période dauto-détermination de six mois, pendant laquelle le cadre et les structures constitutionnelles seront mis en place, sans interférence mutuelle, et à lissue de laquelle elles se rencontreront à nouveau à Nairobi.
Khartoum et la SPLA sont parvenus à un accord sur les deux points sensibles de leur désaccord, le droit à lautodétermination pour le peuple du Sud-Soudan et les rapports entre Etat et religion.
Les négociations futures porteront sur les autres dossiers de premier plan : partage du pouvoir et de la richesse, droits de lhomme et cessez-le-feu quand les conversations reprendront.
Les deux parties se sont mises daccord sur un protocole de négociations établissant les principes sur lesquels laccord est déjà réalisé, cest-à-dire la phase de transition du processus de paix et les structures politiques à mettre en place dans un cadre constitutionnel.
Létape précédente des pourparlers de paix pour le Soudan sétait déroulée dans la ville kenyane de Machakos, du 18 juin au 20 juillet, avec le soutien de lErythrée, de lEthiopie et de lOuganda. Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, lItalie et la Norvège y avaient envoyé leurs ambassadeurs en tant quobservateurs.
Contrairement à toutes les autres sessions de négociations qui ont eu lieu entre les deux parties depuis le lancement il y a neuf ans de linitiative de lIGAD, les pourparlers de Nairobi étaient parrainés par les Etats-Unis.
Washington avait déjà parrainé des pourparlers fructueux entre Khartoum et la SPLA qui avaient abouti en janvier à un accord de cessez-le-feu dans les monts Nouba (centre), prolongé début juillet pour une période de six mois.
Khartoum et la SPLA sont en conflit armé depuis 1983, date de linstauration de la charia (loi islamique) par lancien président Gaafar Nimeiry.
Le conflit, entre le nord arabo-musulman et le sud à majorité animiste et chrétienne, a fait entre 1 et 1,5 million de morts et au moins 4 millions de déplacés, selon des sources humanitaires.
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