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Le président soudanais, Omar al-Béchir, et le chef rebelle John Garang se sont rencontrés pendant deux heures le 27 juillet à Kampala, la capitale ougandaise, un geste historique porteur despoir dans une guerre civile qui ravage le Soudan depuis près de 20 ans.
A deux reprises, avant et après cette rencontre présidée par le chef de lEtat ougandais Yoweri Museveni, les deux hommes, qui ne sétaient jamais rencontrés auparavant, se sont serrés la main. Au terme de cette réunion, le président Béchir et le chef de lArmée populaire de libération du Soudan (SPLA) ont affirmé vouloir accroître leurs efforts pour mettre un terme à la guerre qui ravage leur pays, dans un communiqué joint. Ces signes de bonne volonté interviennent une semaine exactement après la signature dun protocole daccord conclu par le régime islamiste de Khartoum et la SPLA, le 20 juillet à Machakos, au Kenya.
Ce protocole offre au sud une période dautonomie de six ans, à lissue de laquelle il devra se prononcer sur son maintien dans le pays lors dun référendum dautodétermination. Dans le communiqué commun, les deux hommes ont souligné la nécessité de renforcer le processus de paix en lui donnant un soutien populaire et en construisant un consensus national pour un règlement politique densemble. Ils ont assuré que tous les efforts seront déployés pour résoudre les questions en suspens qui seront discutées dans la prochaine phase des pourparlers de paix, prévue pour la mi-aout au Kenya, poursuit le texte
Depuis 1983, le Soudan, plus vaste pays dAfrique, est en proie à une guerre civile opposant les rebelles sudistes à majorité chrétienne et animiste, aux gouvernements successifs du nord arabo-musulman. Le conflit a fait près de deux millions de morts et au moins quatre millions de déplacés. Le colonel Garang était accompagné de ses proches collaborateurs Nhail Deng et Daniel Kody.
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