N° 255
du 17/09/2002

SOUDAN


Les conditions de Khartoum
pour reprendre les négociations de paix

Le gouvernement soudanais veut obtenir des garanties de la part des rebelles sudistes avant de reprendre les négociations de paix de Machakos (Kenya), organisées sous l’égide de l’IGAD mais suspendues “temporairement” depuis début septembre. “Premièrement, nous voulons un engagement ferme sur les points sur lesquels nous sommes tombés d’accord lors du dernier round (de négociations) et sur le fait que nous ne rouvrirons pas des questions déjà réglées” lors de la signature, le 20 juillet dernier, d’un protocole d’accord de paix, a déclaré Gotbi Elmahdi, conseiller du président soudanais.
L’envoyé de Khartoum accuse les rebelles sudistes d’avoir voulu rediscuter fin août à Machakos des questions liées “à la relation entre la religion et l’Etat, la frontière du sud, la question de l’auto-détermination et les revendications des rebelles pour une confédération”.
Ces questions avaient fait l’objet d’un accord de principe et les deux parties devaient négocier par la suite un cessez-le-feu ainsi que le partage du pouvoir et des richesses notamment pétrolières.
“Deuxièmement, nous voulons un cessez-le-feu ou au moins une cessation des hostilités pour créer une atmosphère favorable pour les pourparlers”, a expliqué M. Elmahdi. “Nous leur demandons de se retirer de Torit car s’ils ne le font pas, alors nous devons essayer de le faire par la force”, a-t-il précisé.
L’Armée de libération du sud-soudan (SPLA) avait réussi à prendre la garnison de Torit (Sud) alors que les négociations de paix étaient en cours à Machakos. Depuis, Khartoum, qui a suspendu les pourparlers le 2 septembre dernier, a demandé à l’armée de mener une guerre totale contre les rebelles.


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