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Les rebelles sudistes de lArmée populaire de libération du Soudan (SPLA) se sont déclarés le 27 septembre prêts à observer un cessez-le-feu en cas de reprise des négociations de paix avec Khartoum, suspendues depuis le début du mois.
Khartoum sétait retiré le 2 septembre des négociations de paix de Machakos (Kenya) au lendemain de la prise par la SPLA de la ville de Torit, une importante garnison du sud.
Le régime soudanais avait accusé les rebelles de tenter de gagner des territoires avant la conclusion dun accord et avait affirmé, le 9 septembre, quil ne reprendrait pas les négociations avant que la SPLA narrête les hostilités.
Les pourparlers de Machakos avaient pour objectif de finaliser un accord préliminaire conclu en juillet, offrant une période dautonomie de six ans au sud du Soudan, à lissue de laquelle la population du sud se prononcera par référendum sur son maintien au sein du pays.
Linitiative de la SPLA intervient alors que rebelles et forces soudanaises multiplient les déclarations et les démentis sur des percées respectives lors des combats, qui se sont intensifiés durant les derniers jours.
La SPLA a démenti avoir perdu la ville de Midel (sud-est), alors que Khartoum assure en avoir pris le contrôle le 23 septembre.
A la suite de lintensification des combats dans le sud du pays, Khartoum a décidé de fermer lespace aérien du Kenya vers cette région, obligeant ainsi les Nations unies à suspendre tous leurs vols humanitaires.
Les rebelles accusent Khartoum de violer ainsi un accord tripartite signé en 1989 engageant le gouvernement et la SPLA à faciliter laction humanitaire de lOLS.
Les combats se déroulent depuis le 15 septembre dans tout le sud du pays, après lenvoi de renforts de larmée gouvernementale à la suite de la chute de Torit. Les Etats-Unis avaient condamné les récents bombardements de zones civiles dans le sud par des troupes gouvernementales et demandé à Khartoum de reprendre les pourparlers de paix.
De son côté, le gouvernement soudanais qui veut obtenir une paix véritable avec la SPLA a précisé, dans un communiqué, que la reprise des négociations dépendait de deux principes: un engagement des parties à respecter le protocole de paix signé le 20 juillet à Machakos et le respect dun cessez-le-feu pendant les négociations.
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