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Les représentants du gouvernement et de lArmée populaire de libération du Soudan (SPLA) ont signé le 15/10 une trêve et ont convenu de lobserver pendant des pourparlers de paix qui avaient été interrompus le 2 septembre, après la prise de la ville et garnison de Torit (sud) par les rebelles de la SPLA. Larmée soudanaise a repris le contrôle de cette garnison située à lextrême sud du pays, le 8 octobre.
Il ny aura pas de contrôle sur le terrain, mais nous aiderons les deux parties à établir des canaux de communication, a indiqué lenvoyé spécial kényan au processus de paix au Soudan, le général Lazaro Sumbeiywo.
La question du partage du pouvoir sera le premier sujet à lordre du jour.
Pendant la trêve, les deux camps sont supposés suspendre également la guerre des médias et de la propagande, et permettre laccès de laide humanitaire sans restriction.
La SPLA a convaincu la délégation du gouvernement de signer la trêve en faisant valoir que ses soldats représentent quelque 60% de leffectif de la NDA (lAlliance démocratique nationale), et quelle serait en mesure de convaincre lensemble des troupes rebelles de déposer leurs armes.
En contrepartie, Khartoum a promis de retenir les milices pro-gouvernementales qui attaquent les positions de la SPLA dans le sud du pays.
Khartoum et la SPLA avaient déjà signé un protocole daccord le 20 juillet dernier à Machakos. Il établissait le principe dune période dautonomie de six ans pour le sud du Soudan, suivie dun référendum dautodétermination sous supervision internationale dans cette portion du pays, majoritairement chrétienne et animiste.
Des représentants des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne, de la Norvège, de lItalie, des Nations unies et de lUnion africaine (UA) participent au nouveau rendez-vous de Machakos (Kenya), à titre dobservateurs.
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