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Le gouvernement et la rébellion du sud du pays, en guerre depuis 1983, sont convenus le 18 novembre de prolonger une trêve conclue en octobre, et de poursuivre leurs pourparlers de paix jusquau 31 mars 2003, selon deux documents signés à Nairobi.
Les deux camps ont également accepté le principe de lorganisation délections générales pendant une période de transition de six ans, qui faisait déjà lobjet dun accord préalable, et ont décidé de reporter la poursuite de leurs conversations à janvier prochain.
Le gouvernement de Khartoum et lArmée populaire de libération du Soudan (SPLA) ont décidé, dans ce nouvel accord conclu à Nairobi, le renouvellement jusquau 31 mars 2003 dun protocole daccord sur la cessation des hostilités signé le 15 octobre dernier.
Dici la fin mars, les deux camps vont continuer à négocier, précise ce nouvel accord, signé par les représentants des deux camps et le général kenyan Lazaro Sumbeiywo, envoyé spécial de la médiation de lAutorité intergouvernementale de développement (IGAD), qui regroupe sept pays dAfrique de lest.
Les parties réaffirment leur engagement en vue dune solution négociée, pacifique et générale au conflit soudanais, indique un second document, un protocole daccord sur des aspects de structures de gouvernement. Elles sont parvenues à un accord sur de nombreux aspects (...) dont certains concernant le partage du pouvoir, lappareil judiciaire et les droits de lHomme et à un accord de principe sur les textes de ces structures de gouvernement et de partage des richesses, selon ce protocole.
Khartoum et la SPLA saccordent également dans ce texte à organiser des élections libres et justes pendant la période intérimaire de six ans convenue le 20 juillet dernier dans un précédent protocole daccord signé à Machakos, près de Nairobi. Ce protocole prévoyait lautonomie du sud pendant ces six ans, au terme desquels il choisirait par référendum entre la scission et lunité.
Les deux camps sont encore convenus délire pendant ces six ans un Parlement à deux chambres, avec représentation équitable de la population du sud-Soudan dans chacune, et dinstaurer pendant cette période un gouvernement dunité nationale.
Les conversations ont été très difficiles, mais nous avons bon espoir que les deux parties parviennent finalement à un accord sur les points en discussion, a déclaré le général Sumbeiywo, réfutant les informations récentes faisant état dune impasse des négociations.
La guerre civile dans le sud du Soudan a fait près dun million et demi de morts et quatre millions de personnes déplacées depuis 1983.
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