Le gouvernement soudanais a menacé de ne pas reprendre les pourparlers de paix avec la guérilla sudiste, prévus en principe le 15 janvier au Kenya, sils doivent aborder la question des trois régions du centre du Soudan revendiquées par les rebelles.
Le gouvernement de Khartoum et lArmée populaire de libération du Soudan (SPLA) ont signé le 18 novembre un mémorandum daccord qui stipulait que les négociations reprendraient pour débattre du sud-Soudan et du partage du pouvoir et des richesses.
Le conseiller présidentiel pour la paix Ghazi Salah Eddin Atabani sest étonné de cet intérêt soudain pour les trois régions du centre, soulignant que de toute façon le gouvernement contrôle 90 % de leur superficie.
Les trois régions concernées sont les monts Nouba, le sud du Nil Bleu et la région dAbyei. La SPLA a affirmé avoir été mandatée par les habitants des monts Nouba et du Nil Bleu pour les représenter aux pourparlers.
Le 20 juillet dernier, Khartoum et la SPLA avaient signé un protocole daccord établissant le principe dune période dautonomie de six ans pour le sud du Soudan, suivie dun référendum dautodétermination sous supervision internationale. Le gouvernement soudanais a déclaré quil nentamerait pas de négociations sur les régions du centre avant quun accord ne soit définitivement conclu sur le statut du Sud-Soudan,
Les monts Nouba, où vivent environ 500.000 personnes, étaient depuis plusieurs années le théâtre de combats entre forces gouvernementales et SPLA. Un cessez-le-feu y a été conclu en janvier 2002 en Suisse au terme de négociations parrainées par les Etats-Unis et renouvelé jusquen juin 2003.
Par ailleurs, le nouveau gouvernement kenyan a assuré Khartoum quil poursuivrait les efforts déployés par le régime sortant pour la paix au Soudan.