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Une troisième session de négociations de paix inter-soudanaises entre le gouvernement et la principale rébellion du pays, lArmée populaire de libération du Soudan (SPLA), a débuté le 26/01 à Nairobi. Au moment où nous entrons dans cette nouvelle phase de négociations, jexhorte les différentes parties à faire preuve de flexibilité et de compassion, a indiqué aux délégués le principal médiateur, le général kényan Lazaro Sumbeiywo.
Cette dernière session de discussions doit notamment porter sur le partage du pouvoir et des richesses, notamment de limportante rente pétrolière, entre la rébellion de la SPLA, qui contrôle une grande partie du sud du pays, et le gouvernement de Khartoum.
Lors dun premier round de négociations, en juillet dernier, les deux parties sétaient mis daccord sur une période dautonomie de six ans pour le Sud chrétien et animiste.
Au terme de cette période, le sud du Soudan choisira par référendum entre le maintien de lunité nationale et la sécession.
Lors du deuxième round de discussions en novembre, elles ont décidé détendre un accord de trêve signée en octobre et de poursuivre des négociations de paix jusquà fin mars 2003.
Le chef de la délégation rebelle Nhial Deng Nhial a, dès louverture des discussions, affirmé que de violents combats avaient eu lieu ces dernières semaines, notamment dans la province du Haut Nil, malgré la trêve.
Nous poursuivrons les négociations en tout bonne foi, avec un esprit ouvert, a assuré de son côté le chef de la délégation gouvernementale Idris Mohammed Abdulgadir. Larmée soudanaise avait accusé de son côté les rebelles dattaquer des positions sous contrôle du gouvernement dans lEtat dAl-Wihda au sud du Soudan.
Washington met la pression
Enfin, les Etats-Unis ont mis la pression sur les négociateurs, en faisant savoir par le biais de lenvoyé spécial américain pour la paix au Soudan, John Danforth, quils souhaitent que les négociations avancent durant les trois prochains mois.
Le président américain George W. Bush a signé le 21 octobre 2002 une loi prévoyant des sanctions contre le Soudan au cas où ce pays ne négocierait pas de bonne foi avec les rebelles. Par cette loi, qui suit une résolution du Congrès dans ce sens, il doit évaluer tous les six mois les avancées des négociations de paix.
Par ailleurs, une réunion ministérielle du comité ministériel de la Ligue arabe sur le Soudan a proclamé à Khartoum son opposition à la division du pays et appelé les Etats-Unis à jouer un rôle neutre et positif dans le processus de paix.
Dans un communiqué, les ministres arabes ont souligné que leurs pays soutiennent lunité territoriale du Soudan, et sont opposés à toute tentative de le morceler.
Cette réunion, à laquelle ont pris part neuf ministres arabes des Affaires étrangères ou leurs délégués, sétait ouverte sous la présidence du secrétaire général de la Ligue, Amr Moussa, qui avait lancé un appel à toutes les forces politiques au Soudan, au nord comme au sud, pour arrêter la guerre et instaurer la paix et appelé au dialogue entre le gouvernement et lopposition.
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