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Un porte-parole de larmée a reconnu le 12 mai que plusieurs militaires ont été tués et blessés lors dune attaque de rebelles la veille contre la ville de Mallit, dans lEtat du Darfour-nord, dans le nord-ouest du Soudan.
Le général Mohamed Béchir Souleimane a annoncé dans un communiqué quun groupe de lalliance des bandits et des hors-la-loi a attaqué les postes de la police et des forces de sécurité, ainsi que la garnison de Mallit, avant de piller la succursale de la Banque de Khartoum et le marché. Larmée, la police et les forces populaires de défense se sont opposés aux assaillants et les ont forcés à fuir, a-t-il affirmé, indiquant que plusieurs membres des forces gouvernementales étaient tombés en martyrs et que dautres avaient été blessés, sans préciser leur nombre.
Début mai, le ministre de la Défense Bakri Hassan Saleh avait déjà reconnu la mort de 75 soldats lors dune attaque menée fin avril par les rebelles du MLS/ALS contre Al-Facher, capitale de lEtat du Darfour-nord.
Lattaque de Mallit a aussi été revendiquée par le Mouvement de libération du Soudan (MLS), dont le secrétaire général, Mani Arkoi Minaoui, avait annoncé la prise de la ville par son mouvement.
Le MLS qui, selon M. Minaoui, a été fondé dans le Darfour en août 2001 sous lappellation Mouvement de libération du Darfour avant de changer de nom, est apparu sur le devant de la scène fin février 2003.
Région isolée et partiellement désertique frontalière du Tchad, le Darfour (qui couvre trois Etats du Soudan) est depuis de nombreuses années le théâtre daffrontements tribaux et de raids de bandes armées.
Le président Omar al-Béchir a entrepris dimportants remaniements dans les gouvernements locaux du Darfour à la suite de ces troubles.
Il a démis de leurs fonctions le général Ibrahim Souleimane et Omar Haroun, respectivement gouverneurs des Etats du Darfour-nord et du Darfour-ouest. Il a également démis de leurs fonctions les hauts responsables de la sécurité dans la ville dAl-Facher, capitale de lEtat du Darfour-nord.
Sont aussi écartés de leurs postes le commandant militaire, le directeur de la sécurité et le chef de la police dAl-Facher.
M. Béchir a également démantelé un comité de sécurité, quil avait formé en 2002 pour maintenir lordre dans la région du Darfour, et qui était présidé par le général Souleimane.
Le général Souleimane Abdallah Adam a été nommé gouverneur de lEtat du Darfour-ouest et de Osmane Mahmoud Youssouf gouverneur de lEtat du Darfour-nord.
Les autorités ont par ailleurs accusé la SPLA, avec laquelle elles mènent des négociations de paix, daider les rebelles du Darfour.
Le régime de M. Béchir a toujours nié le caractère politique de la rébellion du Darfour, affirmant que les troubles qui sévissent dans cette région sont provoqués par des bandes de criminels armés.
Récemment, il a estimé que le sous-développement nétait pas à lorigine des troubles dans la région. Sil y a une région qui se révolte parce quelle nest pas développée, cette région ne sera pas le Darfour, a déclaré M. Béchir, qui sexprimait lors dune rencontre avec des étudiants au siège du Congrès national.
Il a laissé entendre que le Darfour bénéficiait dune part considérable dans les efforts de développements.
Enfin, signe que les autorités prennent cette affaire au sérieux, le ministre de lIntérieur Abdel Rahim Mohamed Hussein a décidé de renforcer la présence policière dans louest du pays.
Il a demandé aux commandants de la police dans les autres 23 Etats du Soudan denvoyer chacun une unité de 100 hommes dans les trois régions, de lOuest.
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