Les rebelles du Darfour, dans l’ouest
du Soudan, ont appelé le 23 septembre les organisations internationales
à aider les réfugiés qui fuient selon eux les attaques
des forces pro-gouvernementales et affluent dans les régions sous
leur contrôle.
Le président du Mouvement de libération du Soudan
(MLS) Abdel Wahed Mohammad Ahmed Nour a affirmé
que des réfugiés affluaient dans les zones sous leur contrôle,
fuyant les milices alliées au gouvernement soudanais. «J’exhorte
les organisations internationales à fournir une aide humanitaire
immédiate au grand nombre de personnes qui sont arrivées
dans nos régions, fuyant les zones de Jabal Marrah, Wadi Salah,
Kuttoum nord et autres, après que les milices pro-gouvernementales
aient incendié (le 22/09) plusieurs villages en dépit du
cessez le feu», a-t-il dit.
Le gouvernement soudanais a signé le 3 septembre au Tchad un accord
temporaire de cessez-le-feu avec le MLS pour six semaines, qui était
entré en vigueur le 6 septembre.
Mais les rebelles ont depuis, à plusieurs reprises, accusé
les forces gouvernementales de violer la trêve.
Le conflit entre rebelles et forces gouvernementales dans la région
de Darfour, région semi-désertique frontalière du
Tchad, a fait 3.000 morts depuis son éruption, au début
de l’année.
Il a fait quelque 400.000 déplacés, selon des estimations
de l’Onu, qui a lancé une initiative à hauteur de
23 millions de dollars pour fournir de l’aide humanitaire et promouvoir
la paix dans cette région.
Le 15 septembre, les rebelles du MLS avaient remis 135 prisonniers aux
autorités gouvernementales, dans le Darfour : 79 prisonniers dans
la région de Jebel Marrah (Etat du ouest Darfour) et 56 autres
dans la région de Mama (Etat du nord Darfour).
Les autorités soudanaises avaient libéré 54 membres
du MLS, début septembre, dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu.
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