Le gouvernement soudanais et
les rebelles de l’Armée populaire de libération
du Soudan (SPLA-mouvement rebelle du sud du
Soudan) ont finalisé le 5 janvier un accord sur le partage des
richesses, l’une des dernières pierres d’achoppement
des pourparlers destinés à mettre fin à vingt ans
de guerre civile dans le sud du pays.
Le vice-président soudanais Osman Ali Taha et
le chef de la SPLA, John Garang, devraient signer
le document le 7 janvier.
Un comité technique conjoint poursuit ses pourparlers sur une autre
question épineuse et qui est le statut de trois régions
contestées: les monts Nouba, l’Etat méridional du
Nil Bleu et Abyei.
La SPLA revendique les trois zones bien qu’elles ne fassent pas
géographiquement partie du sud du pays où se trouvent ses
bases.
«Nous avons finalisé un accord sur le partage à 50-50
des revenus non-pétroliers», tels les impôts et autres
sources de revenus pour le gouvernement, a déclaré le porte-parole
de la SPLA, Yasser Arman, à Naivasha
(80 km à l’ouest de Nairobi), lieu des négociations.
L’essentiel de l’accord de paix avait été convenu
le mois dernier lorsqu’il a été entendu que la SPLA
et le gouvernement recevraient une part égale des revenus pétroliers
du pays, qui se montent à 300.000 barils/jour.
Après la signature de ce document, les deux parties reprendront
leurs discussions sur les questions liées au partage du pouvoir
et qui n’ont pas encore été résolues.
La guerre civile a fait au moins un million et demi de morts et entraîné
des déplacements d’environ quatre millions de personnes.
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