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| Les forces politiques allemandes
se sont opposées le 31/12 sur la question d’une éventuelle
participation allemande si les Nations Unies venaient à décider
d’une intervention au Soudan. La secrétaire d’Etat au
ministère allemand des Affaires étrangères, Kerstin
Mueller, a annoncé qu’en cas de mandat des Nations Unies pour
une intervention au Soudan, elle favoriserait une participation militaire
et civile allemande, alors que l’Onu n’a officiellement encore
lancé aucun débat dans ce sens. Cette déclaration a suscité un tollé dans les rangs de l’opposition. L’expert en matière de défense du groupe parlementaire de l’Union chrétienne-sociale (CSU), Christian Schmidt, a fustigé le «cynisme» d’une proposition pas en phase avec les réalités de la Bundeswehr, tandis que le spécialiste en développement du même parti a estimé que l’Allemagne a «assez d’instruments non militaires». Berlin, dont l’armée est engagée en Afghanistan, dans les Balkans et dans plusieurs missions de lutte anti-terroriste, devrait davantage «user de moyens politiques pour améliorer la situation des régions» en crise, «afin d’en retirer bientôt les soldats», a commenté un responsable des libéraux du FDP, Joerg van Essen. L’idée de Mme Mueller a séduit en revanche le quotidien de centre-gauche Sueddeutsche Zeitung, qui a estimé que «c’est un bon pas si les Allemands veulent renforcer leur engagement dans cette région.» Car, même si les parties en conflit viennent de parvenir à un consensus, pour «briser la logique de la guerre», «beaucoup d’aide est nécessaire, y compris celle de l’UE», notamment l’envoi «d’observateurs militaires». |
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