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| La situation à la frontière
tchado-soudanaise est «très grave», a estimé le
13/01 à N’Djaména l’envoyé spécial
du secrétaire général des Nations unies pour les Affaires
humanitaires au Soudan, qui a annoncé un programme d’urgence.
«Selon notre évaluation, il y aurait 600.000 personnes déplacées à l’intérieur de la région du Darfour et environ un million de personnes affectées par le conflit» qui sévit depuis un an dans cette région, a déclaré Tom Eric Vraalsen, au retour d’une visite du côté tchadien de la frontière où sont réfugiés près d’une centaine de milliers de Soudanais. «Il est très important qu’on puisse arriver à un cessez-le-feu dans le Darfour» entre le gouvernement soudanais et la rébellion de Mouvement pour la libération du Soudan (MLS), a-t-il ajouté. Après avoir visité des camps de réfugiés soudanais au Tchad, l’envoyé spécial «a pris l’initiative de lancer une opération de secours d’urgence pour trois mois (...) qui doit coûter 4,3 millions de dollars», les réfugiés souffrant principalement de faim et de froid. Le Programme alimentaire mondial (PAM) a parallèlement lancé un appel d’urgence en faveur des quelque 95.000 Soudanais réfugiés au Tchad depuis février dernier, dont 30.000 durant le seul mois de décembre. L’envoyé spécial de l’Onu a par ailleurs justifié le regroupement des réfugiés dans un premier site situé entre 50 et 60 km de la frontière. «Le fait d’éloigner les réfugiés permet d’éviter qu’il y ait des mouvements ambigus qui prêtent à confusion entre les réfugiés et les rebelles le long de la frontière», a-t-il précisé. Pour les mettre à l’abri, le HCR a établi un camp à 55 km de la frontière dans la localité de Farchana, dans l’Est du Tchad. Sur la foi de témoignages de réfugiés, un porte-parole du HCR a indiqué que les milices s’affrontant au Darfour pillent et incendient les villages. Certains réfugiés ont fait état de viols et de «nettoyage ethnique». |
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