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| Alors que le président
Omar al-Béchir a affirmé le 9 février que
son armée avait pris le contrôle total de la région
du Darfour, imposant une solution militaire au conflit qui l’oppose
aux rebelles, ces derniers ont lancé, selon leurs dires, plusieurs
offensives, afin de «prouver au gouvernement soudanais que les déclarations
de son président sont archi-fausses». Omar al-Béchir avait aussi proclamé «une amnistie générale pour tous ceux qui ont porté les armes dans le Darfour, à condition qu’ils se rendent dans un délai d’un mois au maximum au poste de police le plus proche» et appelé à la tenue «d’un congrès sur le développement et la paix» dans le Darfour. Les deux principaux mouvements rebelles qui opèrent dans le Darfour sont le Mouvement pour la Justice et l’égalité (MJE) et le Mouvement de libération du Soudan (MLS). Une autre formation, l’Alliance démocratique fédérale du Soudan, vient également de faire parler d’elle. Ces trois mouvements avaient proposé l’ouverture le 14 février à Genève de négociations humanitaires avec le gouvernement, mais ce dernier a affirmé ne pas avoir reçu d’invitation. En réponse à ces éventuelles négociations, le président al-Béchir a appelé à l’organisation d’une conférence sur le développement et la paix au Darfour. Son ministre de l’Information, Al-Zahawi Ibrahim Malek, a précisé que «la conférence proposée par le président al-Béchir se tiendra au Soudan et la sécurité des participants sera garantie», refusant par-là qu’une telle conférence puisse se tenir dans un pays hôte. Le Tchad, qui a joué un temps les médiateurs, semble être définitivement mis sur la touche après de virulentes critiques émises à son encontre par le MJE qui a dénoncé «son implication (du Tchad) dans l’affaire soudano-soudanaise dans la région du Darfour au nom d’un accord de sécurité mixte entre le Soudan et le Tchad». «On ne veut pas de N’Djamena, car le gouvernement tchadien autorise l’accès de son espace aérien et de son territoire à l’armée soudanaise», a affirmé le colonel Abdel-Kerim, porte-parole du MJE. Selon lui, la police politique soudanaise est présente en territoire tchadien, frontalier du Darfour, et l’armée soudanaise pénètre au Tchad pour contourner les forces rebelles. Enfin, les rebelles sudistes de l’Armée populaire de libération du Soudan (SPLA de John Garang) ont accusé le gouvernement de Khartoum de vouloir imposer une «solution militaire» au Darfour (ouest). «Le problème au Darfour est un problème politique. Le gouvernement doit opter pour une solution politique, pacifique et juste» pour le résoudre, a déclaré au Caire le porte-parole de la SPLA, Yasser Armane. . |
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