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| Béchir Adam Rahmah,
responsable du Congrès national populaire (CNP) dirigé
par l’opposant islamiste Hassan al-Tourabi, a été
interpellé le 4 mars à son domicile de Khartoum et emmené
dans un endroit inconnu, a annoncé Siddiq al-Tourabi, le fils de
Hassan al-Tourabi. Le 2 mars, le CNP avait rendu les autorités responsables
de l’aggravation du conflit du Darfour qu’il a qualifié
de «plus grave danger menaçant l’unité Soudan».
Dans un communiqué, le CNP avait accusé «le gouvernement soudanais d’être revenu à la répression dans cette région pour imposer une solution de force» après avoir admis qu’il s’agissait d’une «question politique nationale» passible d’une solution politique. Le parti de M. Tourabi appelait aussi le gouvernement de Khartoum à traiter toutes les tribus du Darfour et les partis politiques avec «neutralité». M. Tourabi avait par ailleurs indiqué qu’il existait actuellement quelque 120 prisonniers politiques au Soudan, dont 100 dans les trois Etats du Darfour, incluant des dirigeants du CNP. Dans la prison centrale de Cooper à Khartoum-Nord, il y aurait 18 prisonniers politiques, dont cinq dirigeants du CNP, selon M. Tourabi. |
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