- Les forces
armées burkinabè ont entamé le 19
novembre dans la région de Bobo-Dioulasso (320 km
à l'ouest de Ouagadougou) des manŠuvres afin
d'évaluer leurs capacités
opérationnelles. L'opération
baptisée Deenal ("paix et sécurité",
dans une des langues locales) se déroule sur l'axe
Bobo-Dandé-Fô, proche de la frontière
avec le Mali. Dans le scénario, s'affrontent les
armées de deux Etats fictifs, le
Kiébaniland et le Nakibur. Toujours selon le
scénario, des contestations surviennent
après des élections générales
au Kiébaniland, provoquant des affrontements entre
les militants du Parti démocratique
Kiébaniland (PDK) et ceux du Parti pour
l'indépendance du Kiébaniland (PIK, au
pouvoir). (Etonnant ?)
- Le Nakibur, pays voisin et pourvoyeur de main
d'Šuvre, est accusé par le PIK de soutenir le PDK
et ses milices armées.
- La guerre civile est déclarée et les
forces régulières du Kiébaniland
pénètrent profondément en territoire
nakibur. Le gouvernement de ce dernier, faisant valoir
son droit de légitime défense décide
de rétablir par la force l'intégrité
de son territoire et d'organiser le retour dans la
dignité de ses ressortissants.
- Ces manŠuvres mobilisaient 1.000 hommes dont 93
officiers, 327 sous-officiers et 498 soldats provenant
des forces terrestres, aériennes et de
gendarmerie.
- L'opération a été dirigée
par le Colonel Dominique Djindjéré,
chef d'Etat-major de l'armée de terre.
- En septembre, l'armée burkinabè, forte
de 7.000 hommes, avait annoncé la création
d'unités opérationnelles à ses
différentes frontières. Le Burkina Faso
partage des frontières avec le Niger, le Mali, le
Bénin, la Côte d'Ivoire, le Ghana et le
Togo.
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