N° 239
du 20/11/2001

Burkina Faso


Des manoeuvres militaires qui fleurent bon l'actualité

Les forces armées burkinabè ont entamé le 19 novembre dans la région de Bobo-Dioulasso (320 km à l'ouest de Ouagadougou) des manŠuvres afin d'évaluer leurs capacités opérationnelles. L'opération baptisée Deenal ("paix et sécurité", dans une des langues locales) se déroule sur l'axe Bobo-Dandé-Fô, proche de la frontière avec le Mali. Dans le scénario, s'affrontent les armées de deux Etats fictifs, le Kiébaniland et le Nakibur. Toujours selon le scénario, des contestations surviennent après des élections générales au Kiébaniland, provoquant des affrontements entre les militants du Parti démocratique Kiébaniland (PDK) et ceux du Parti pour l'indépendance du Kiébaniland (PIK, au pouvoir). (Etonnant ?)
Le Nakibur, pays voisin et pourvoyeur de main d'Šuvre, est accusé par le PIK de soutenir le PDK et ses milices armées.
La guerre civile est déclarée et les forces régulières du Kiébaniland pénètrent profondément en territoire nakibur. Le gouvernement de ce dernier, faisant valoir son droit de légitime défense décide de rétablir par la force l'intégrité de son territoire et d'organiser le retour dans la dignité de ses ressortissants.
Ces manŠuvres mobilisaient 1.000 hommes dont 93 officiers, 327 sous-officiers et 498 soldats provenant des forces terrestres, aériennes et de gendarmerie.
L'opération a été dirigée par le Colonel Dominique Djindjéré, chef d'Etat-major de l'armée de terre.
En septembre, l'armée burkinabè, forte de 7.000 hommes, avait annoncé la création d'unités opérationnelles à ses différentes frontières. Le Burkina Faso partage des frontières avec le Niger, le Mali, le Bénin, la Côte d'Ivoire, le Ghana et le Togo.


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