N° 247
du 02/04/2002

Burkina Faso


Croissance: 5,7% en 2001
mais baisse des recettes fiscales

L'économie burkinabè a connu en 2001 une croissance de 5,7%, grâce notamment à une "bonne performance" de la production et de la commercialisation du coton, premier produit d'exportation du pays. En 2000, le taux de croissance avait été de 2,2%, contre 5,8% en 1999, selon la même source.
"Stimulée par la hausse du prix aux producteurs décidée par le gouvernement et combinée à une bonne pluviométrie, la production du coton graine a connu une hausse de 45% pour atteindre plus de 400.000 tonnes", a déclaré le Premier ministre Ernest Yonli dans un discours "sur la situation de la nation" devant l'Assemblée nationale.
"La hausse du prix aux producteurs, qui avoisine les 18%, suivie de la bonne récolte, devraient augmenter le revenu des producteurs de coton d'environ 70%, et contribuer ainsi de façon substantielle à la réduction de la pauvreté dans les zones cotonnières", a-t-il poursuivi.
Au plan des finances publiques, la mobilisation des recettes a été très faible en 2001, selon le Premier ministre.
Les recettes et dons se sont situés à 367,7 milliards de FCFA (560,56 millions d'euros) représentant 21,5% du PIB, contre un recouvrement de 354,2 milliards (539,97 millions d'euros) en 2000 (22,3% du PIB).
"Cette contre-performance est surtout imputable aux recouvrements des recettes fiscales qui ont représenté 12,5% du PIB, pour une prévision révisée de 14% du PIB", a déclaré le Premier ministre.
Au même moment, les dépenses se situaient à 449,6 milliards de FCFA (685,41 millions d'euros) en 2001, contre 421,1 milliards (641,96 millions d'euros) en 2000. Elles ont été contenues par rapport aux prévisions de 487,9 milliards de FCFA (743,80 millions d'euros).
L'inflation s'est située en moyenne annuelle à 4,9%, contre un objectif de 2% et après un recul de 0,3% en 2000.


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