- L'économie
burkinabè a connu en 2001 une croissance de 5,7%,
grâce notamment à une "bonne performance" de
la production et de la commercialisation du coton,
premier produit d'exportation du pays. En 2000, le taux
de croissance avait été de 2,2%, contre
5,8% en 1999, selon la même source.
- "Stimulée par la hausse du prix aux
producteurs décidée par le gouvernement et
combinée à une bonne pluviométrie,
la production du coton graine a connu une hausse de 45%
pour atteindre plus de 400.000 tonnes", a
déclaré le Premier ministre Ernest Yonli
dans un discours "sur la situation de la nation" devant
l'Assemblée nationale.
- "La hausse du prix aux producteurs, qui avoisine les
18%, suivie de la bonne récolte, devraient
augmenter le revenu des producteurs de coton d'environ
70%, et contribuer ainsi de façon substantielle
à la réduction de la pauvreté dans
les zones cotonnières", a-t-il poursuivi.
- Au plan des finances publiques, la mobilisation des
recettes a été très faible en 2001,
selon le Premier ministre.
- Les recettes et dons se sont situés à
367,7 milliards de FCFA (560,56 millions d'euros)
représentant 21,5% du PIB, contre un recouvrement
de 354,2 milliards (539,97 millions d'euros) en 2000
(22,3% du PIB).
- "Cette contre-performance est surtout imputable aux
recouvrements des recettes fiscales qui ont
représenté 12,5% du PIB, pour une
prévision révisée de 14% du PIB", a
déclaré le Premier ministre.
- Au même moment, les dépenses se
situaient à 449,6 milliards de FCFA (685,41
millions d'euros) en 2001, contre 421,1 milliards (641,96
millions d'euros) en 2000. Elles ont été
contenues par rapport aux prévisions de 487,9
milliards de FCFA (743,80 millions d'euros).
- L'inflation s'est située en moyenne annuelle
à 4,9%, contre un objectif de 2% et après
un recul de 0,3% en 2000.
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