N° 262
du 15/01/2003

Burkina Faso


Le gouvernement indemnise
des “victimes de violences en politique”

Le gouvernement va indemniser à hauteur de 190 millions de francs CFA (290.000 euros) une dizaine de personnes ou leurs familles qui ont été “victimes de violences en politique”. Une enveloppe globale de 180.115.000 FCFA sera attribuée aux proches de sept personnes qui “ont perdu la vie”, le reste sera distribué entre des personnes victimes de “coups et blessures” ou d’actes de “vandalisme”, a indiqué le gouvernement, dans un communiqué, sans préciser ni l’identité ni les circonstances dans lesquelles les victimes sont mortes.
En 2002, le gouvernement avait annoncé la création d’un fonds de 5,431 milliards de FCFA (8,3 millions d’euros) pour indemniser “les victimes de violences en politique”.
Le 30 mars 2001, lors de la “journée nationale de pardon”, le président Blaise Compaoré avait présenté des excuses à ses compatriotes et leur avait exprimé ses “profonds regrets pour les “tortures, les crimes, les injustices commis depuis 1960” dans son pays. Il avait alors pris “l’engagement ferme et solennel” de la création de ce fonds d’indemnisation.
La veuve de l’ancien président Thomas Sankara, Mariam Sankara, et la famille du journaliste Norbert Zongo, assassiné en décembre 1998, avaient refusé de participer à cette manifestation, estimant qu’il “fallait rechercher la vérité, la justice, avant d’arriver à la réconciliation”.

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