|
||||
| Quatre militaires détenus
depuis octobre dernier pour leur implication présumée dans
une tentative de coup d’Etat contre le régime du président,
Blaise Compaoré ont été remis en liberté
le 12 mars «pour insuffisance de charges». Il s’agit du lieutenant Philipe Minoungou, des sergent-chefs, Yaro Bouma et Sanon Dramane et du soldat, Jean Badassongo. Ils font partie du groupe de 17 personnes dont quatorze militaires, arrêté en octobre 2003 à Ouagadaougou après la «révélation d’un coup d’Etat déjoué visant à renverser le président Compaoré». Le procès des 13 prévenus restants se tiendra le 6 avril à Ouagadagou. Ces prévenus seront jugés par le tribunal militaire pour «complot et attentat à la sécurité de l’Etat», à l’exception du présumé «cerveau» de l’opération, le capitaine Luther Ouali qui est poursuivi pour «trahison» et «intelligence avec une puissance étrangère» pour déstabiliser le régime. La Côte d’Ivoire et le Togo dans le dossier Le procureur militaire a maintenu «l’implication du Togo et de la Côte d’Ivoire» pour leur soutien aux présumés puschistes, soulignant que «l’instruction a établi les faits en ce qui concerne l’implication» des deux pays voisins du Burkina. Sur les 13 personnes poursuivies figurent un commandant, deux capitaines, un intendant militaire, trois sergent-chefs, deux sergents, un caporal et un soldat de rang. Deux autres civils, un pasteur-instituteur Paré Israel et un agent des banques et opposant politique, Norbert Tiendrébéogo, président du Front des forces socialistes (FFS), font aussi partie des accusés. |
||||
|