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Ouattara Issiaka, dit Watao
Commande la compagnie Anaconda à Bouaké
Wattao
Sergent, il dirige la compagnie Anaconda (parce qu'il frappe "vite",dit-il). Son surnom "Watao" lui a été donné par son ancien professeur de judo japonais.
Né en 1967, originaire de Bouna, d'ethnie Koulango, Watao a été arrêté le 1er septembre 2000, avant l'attaque de la résidence du général Gueï, puis "libéré" à la faveur des événements, le 25 octobre 2000. Champion de judo, il a participé aux jeux de la Francophonie et s'honore aujourd'hui encore du titre de vice-champion d'Afrique qu'il a décroché en 1992 à Harare.
Hélas pour lui, le judo semble bien fini aujourd'hui. Il a été torturé pendant sa détention et en porte de sévères séquelles.
Est-ce pour cette raison que Watao confie volontiers qu'il ne "croît plus en rien" et n'a "confiance en personne", avant d'ajouter : "surtout depuis la trahison de Gueï".

Discret sur sa longue période d'exil, il a réapparu à Abidjan aux premières heures du soulèvement de septembre 2002. LEs opérations ayant mal tourné à Abidjan, il a mis plus de deux semaines pour pouvoir rejoindre "ses camarades" à Bouaké, ville tombée elle sans problème aux mains des rebelles du MPCI.

Son regard angélique ne doit pas tromper. Watao passe pour un "dur" parmi les chefs militaires rebelles, et c'est peut-être pour cela qu'il est très populaire chez les jeunes.
Du temps de Guei, comme d'autres, comme "IB", il a fait partie de la Cosa Nostra, ce groupe de jeunes soldats qui constituait la garde rapprochée du général Gueï. Mais il affirme aujourd'hui que ce groupe n'existe plus. De fait, à part lui, Watao, il ne reste plus de la Cosa Nostra que "IB" qui vit en exil au Burkina Faso et le commandant Adams, basé à Man.

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