|
Le Fonds de régulation et de contrôle (FRC) du cacao, chargé de compenser les pertes liées à déventuelles chutes des cours mondiaux, va être activé pour la première fois depuis sa création il y a deux ans, pour soutenir le prix dachat garanti du cacao ivoirien. La décision a été prise le 28/05, à lissue de longues discussions entre la Bourse du café et du cacao (BCC), structure de commercialisation en Côte dIvoire, et le FRC, sous larbitrage du gouvernement, de maintenir le prix dachat à 625 francs CFA/kg (0,95 euro). Cette décision court jusqu'à la fin juin 2003.
En avril, la BCC avait fixé à 625 francs CFA par kilogramme de fèves de cacao le prix minimum garanti dachat bord-champ pour la «petite campagne», qui court davril à mai. Mais depuis deux semaines environ, avec une chute brutale des cours mondiaux, les exportateurs refusaient dacheter «à perte» au prix minimum garanti. Une situation qui tendait à compromettre sérieusement la campagne intermédiaire en Côte dIvoire, numéro un mondial avec 40% de la production.
Le différentiel supporté par le FRC sera remboursé après achat aux exportateurs, représentés au sein de cet organisme étatique tout comme à la BCC.
«Les producteurs sont heureux et saluent cette décision honorable qui va permettre dévacuer notre production», a estimé Lucien Tapé Doh, président de la BCC.
En Côte dIvoire, environ 6 millions de personnes vivent directement ou indirectement du cacao, avec environ 620.000 plantations cultivées.
LAssociation nationale des producteurs de café et de cacao (Anaproci) qui souhaitait vivement lactivation de ce fonds de soutien, estime que le FRC, qui na jamais dû intervenir depuis sa création voici deux ans, a engrangé entre 30 et 70 milliards de francs CFA de cotisations prélevées sur chaque kilo de cacao au titre de la réserve de prudence.
Au total, les producteurs réclamaient au FRC la somme de 11 milliards de FCFA pour «sauver» la campagne.
|