Les Accords politiques
Côte d'Ivoire
Président : Laurent Gbagbo
Elu en octobre 2000 lors d'une élection contestée par l'ensemble de la classe politique. Tous ses opposants, parmi lesquels l'ancien Premier ministre Alassane Ouattara et l'ancien président Henri Konan Bédié, avaient été empêchés de se porter candidat pour des motifs divers. Laurent Gbagbo a finalement "battu" le général Gueï avec seulement 1.065.597 voix sur 5.475.143 électeurs inscrits. Cette élection a aussi été marquée par de centaines de morts, notamment chez les partisans d'Alassane Ouattara, qui réclamaient la reprise du scrutin. Il a été "reconduit" au poste de président pour un an à compter du 31 octobre 2005 par la résolution 1633 du Conseil de sécurité des Nations unies.
Situation du pays : en crise
Partition de facto entre le Sud et le Nord aux mains des rebelles des Forces nouvelles depuis le 19 septembre 2002.Un accord de paix, dit "Accord de Marcoussis", signé en France en janvier 2003, n'est toujours pas appliqué en raison principalement des réticences du pouvoir à Abidjan.
Le dernier Accord,dit Accra 3, signé au Ghana en août 2004 par Laurent Gbagbo et toute la classe politique ivoirienne, en présence du secrétaire général des Nations Unies, Koffi Anan, a fixé un calendrier précis pour la mise en oeuvre des résolutions de l'Accord de Marcoussis.

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Les principaux acteurs de la vie politique en Côte d'Ivoire
Laurent Gbagbo
Alassane Ouattara
Henri Konan Bédié
Président, chef du Front Populaire Ivoirien (FPI), parti affilié à l'Internationale socialiste.
Champion des droits de l'homme quand il était opposant,
son accession au pouvoir, comme son maintien à la tête de l'Etat, se sont faits dans le sang.

Ancien Premier ministre du président Houphouêt-Boigny, leader du Rassemblement des Républicains.
Il n'a jamais pu se présenter à la moindre élection pour cause de "nationalité douteuse". Ambitionne d'être président, et ne s'en cache pas.

Président destitué lors d'un coup d'Etat qui porta au pouvoir le général Gueï, en 1999.
A la tête du Parti démocratique de Côte d'Ivoire, c'est lui qui inventa le concept d'Ivoirité, pour écarter Ouattara de la vie politique. Etonnamment, les deux "frères ennemis" se sont rapprochés depuis le dernier sommet d'Accra en août 2004.
Charles Konan Banny
Guillaume Soro Kigbafori
Ouattara Issiaka, dit " Wattao"
Nommé Premier ministre au forceps le 4 décembre 2005 par l’union africaine (UA), il a mis près d’un mois pour arriver à composer une nouvelle équipe gouvernementale qui aura pour tâche d'organiser le désarmement et l'élection présidentielle avant le 31 octobre 2006, non sans avoir auparavant régler les questions essentielles d’identification et de listes électorales.
Konan Banny, 63 ans, était avant sa nomination gouverneur de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'ouest (BCEAO).
Son problème ne sera sans doute pas le manque de fermeté qui faisait défaut à son prédécesseur Seydou Diarra pour tenir tête au président Gbagbo et au FPI, mais ses ambitions présidentielles, déjà latentes avant sa nomination.

Le Secrétaire général des Forces nouvelles (ex-MPCI), a été le premier "civil" à se déclarer membre de la rébellion. Cet ancien syndicaliste étudiant, tête pensante des rebelles, s'est révélé être un redoutable tribun, polémiste, et un âpre négociateur lors de la rencontre de Marcoussis. Il est sorti renforcé de la crise de leadership avec Ibrahim Coulibaly au sein de la rébellion.
Il est ministre d'Etat, chargé du programme de la Reconstruction et de la Réinsertion et numéro deux du gouvernement formé le 28 décembre 2005.

Depuis février 2005, chef d’Etat-major adjoint des Forces Armées des Forces Nouvelles (FAFN)
Au fil du temps, il est devenu le véritable "patron" de la branche armée des forces nouvelles. Il dispose de 3 000 hommes au sein du bataillon "Anaconda" et il a placé des fidèles à tous les points stratégiques de la zone sous contrôle des Forces nouvelles, depuis la tentative de dissidence des partisans d’Ibrahim Coulibaly (alias IB).
Il avait déjà participé au coup d’Etat de 1999 qui avait porté au pouvoir feu le général Robert Gueï. Mais arrêté et torturé (il en porte des séquelles) à la prison militaire d’Akouédo sur ordre du général Gueï, Wattao en a acquis une détermination glaciale dans le combat qu’il mène aujourd’hui.