|
Le général
Lassana Palenfo, numéro 2 de l'ex-junte au
pouvoir en Côte d'Ivoire (décembre 1999-octobre
2000), a été libéré après
huit mois de détention.
La Cour suprême ivoirienne a cassé toutes les
procédures contre le général Lassana
Palenfo, condamné en mars à un an de prison
ferme pour "complicité d'atteinte à la
sûreté de l'Etat".
"Je suis heureux de retrouver ma famille dans la paix. Mon
honneur est sauf et ma dignité est rétablie",
a déclaré le général Palenfo.
"Je suis sorti de prison et tout ce que je souhaite, c'est
la paix et l'entente entre les fils de la Côte
d'Ivoire", a-t-il ajouté. "La décision de la
Cour suprême a fait éclater la
vérité", a-t-il estimé rappelant: "je
suis militaire, je n'ai pas de commentaire à faire
sur la politique, je ne suis d'aucun parti politique, quand
je ne serai plus militaire, je dirai ce que je compte
faire".
Commentant les dix mois de la transition, le
général Palenfo a déclaré: "tout
le monde sait que je voulais l'organisation
d'élections transparentes et l'instauration d'une
bonne démocratie, au terme desquelles les militaires
rendraient le pouvoir au président
démocratiquement élu".
Le général envisage de consacrer son temps au
sport en tant que président de la
confédération africaine de judo et membre du
Comité international olympique (CIO). En mars
dernier, le tribunal militaire l'avait condamné
à un an de prison ferme pour "complicité
d'atteinte à la sûreté de l'Etat" pour
l'attaque en septembre 2000 de la résidence du
général Robert Gueï, chef de la
junte au pouvoir jusqu'en octobre 2000.
Considéré comme un proche de l'ancien Premier
ministre Alassane Ouattara, le général
Palenfo avait toujours clamé son innocence, affirmant
que l'attaque était en fait un "coup monté"
par le général Gueï
lui-même.
|