- La justice ivoirienne
est indépendante à ce point que le Premier
ministre peut prendre position en lieu et place d'un
procureur de la République. Ainsi, en visite
à Paris, le Premier ministre ivoirien Pascal
Affi N'Guessan a annoncé le 5 octobre que le
procureur de la justice militaire ivoirienne ne
s'était pas pourvu en cassation après
l'acquittement de huit gendarmes inculpés de
"meurtre et assassinat" dans l'affaire du charnier de
Yopougon, en banlieue d'Abidjan.
- "Il n'y a pas eu de pourvoi en cassation introduit
par le Commissaire de gouvernement (procureur de la
justice militaire)", a-t-il déclaré. "La
cassation porte sur la forme, or aucun
élément de forme n'a été
violé" dans le procès des gendarmes, a-t-il
ajouté.
- Pourtant, après l'acquittement des gendarmes
le 3 août, le ministre ivoirien de la
Défense, Moïse Lida Kouassi, avait
annoncé que le commissaire du gouvernement
s'était pourvu en cassation. "Pour nous, tant que
la vérité n'a pas éclaté,
nous allons continuer jusqu'à ce qu'on retrouve
les auteurs de ce charnier", avait-il
déclaré.
- Enfin, Pascal Affi N'Guessan a clairement
laissé entendre qu'il supposait que ce charnier ne
soit que le résultat d'un montage
orchestré, bien sûr, par les partisans
d'Alassane Ouattara: "Rien ne dit que ce charnier
là ne soit pas un montage", a-t-il estimé.
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