N° 238
du 31/10/2001

Côte d'Ivoire


Des militaires proches
du général Gueï dans le collimateur de la justice

L'aide de camp du chef de l'ex-junte au pouvoir en Côte d'Ivoire, le général Robert Gueï, ainsi que cinq autres militaires qui avaient été interpellés puis écroués pendant une semaine, ont été libérés le 29 octobre mais demeurent inculpés.
Le capitaine Fabien Coulibaly et cinq autres militaires ont été inculpés d'atteinte à la sûreté de l'Etat.
Les six militaires avaient été interpellés la semaine dernière et placés en détention préventive pour "atteinte à la sûreté de l'Etat".
Dès l'arrestation de son aide de camp, le 16 octobre, le général Gueï avait exigé sa libération, affirmant que cette arrestation était "un montage grossier".
Selon le commissaire du gouvernement (équivalent du procureur de la justice militaire), le commandant Ange Kessy, les militaires avaient été interpellés après que le capitaine Coulibaly eût cherché à faire prendre des renseignements sur l'armurerie du premier bataillon blindé basé à Abidjan. Un "papier mentionnant les besoins en armement du groupe" a été retrouvé lors d'une perquisition au domicile d'un des interpellés, avait encore affirmé le procureur militaire le 22 octobre.
Le capitaine Coulibaly et 18 autres militaires avaient suivi le général Gueï dans sa retraite à Gouessesso après la chute de son régime en octobre 2000.
Avant son arrestation, le capitaine Coulibaly se trouvait depuis environ une semaine à Abidjan pour discuter de la possible venue du général Gueï au Forum de réconciliation.


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