- Le ministre de la Justice
et des Libertés publiques Oulai Siene,
a annoncé à Genève la
réouverture de l'enquête sur le charnier de
Yopougon dans lequel avaient été
découverts 57 corps en octobre 2000.
- "Le gouvernement vient de mettre sur pied une cellule
judiciaire d'enquête. Nous (lui) avons donné
des moyens pour que cette enquête se poursuive,
pour que les auteurs de ces faits soient connus et, s'il
y a lieu, soient punis", a déclaré le
ministre, au cours d'une conférence de presse
à Genève où il est venu participer
aux travaux de la Commission des droits de l'Homme de
l'ONU.
- Devant la Commission, M. Siene a
précisé que le chef de l'Etat Laurent
Gbagbo avait décidé la
réouverture de toutes les procédures
d'enquête sur les événements
consécutifs aux élections d'octobre et de
décembre 2000.
- "Le chef de l'Etat s'est engagé
résolument dans cette voie en créant une
cellule judiciaire composée de hauts magistrats
qui se consacreront exclusivement à cette
tâche", a affirmé M. Siene.
- Dans l'affaire du charnier de Yopougon, huit
gendarmes inculpés pour "meurtres et assassinats"
avaient été acquittés le 3
août dernier, "faute de preuve", par un tribunal
militaire.
- Une commission d'enquête internationale de
l'ONU avait estimé en juillet 2001 que
l'implication dans cette tuerie de gendarmes du camp
d'Abobo (banlieue d'Abidjan), semblait "indiscutable".
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