N° 248
du 18/04/2002

Côte d'Ivoire


Mort du chef des gendarmes acquitté
dans le procès sur le charnier de Yopougon

Le commandant Victor Bè Kpan, acquitté avec sept autres gendarmes "faute de preuves" en août au procès sur le charnier de Yopougon (Abidjan), dans lequel avaient été découverts 57 corps en octobre 2000, est décédé le 1er avril.
Le 21 mars, le charnier de Yopougon, Oulai Siene, avait annoncé à Genève la réouverture de l'enquête sur le charnier, une mesure auparavant promise par le président Gbagbo.
Le 27 octobre 2000, alors que des émeutes violentes avaient éclaté dans Abidjan, à la suite de l'élection présidentielle, les corps de 57 personnes avaient été découverts dans un charnier à Yopougon, un quartier populaire à la lisière d'Abidjan. Huit gendarmes, dont le commandant Victor Bè Kpan, avaient été inculpés pour "meurtres et assassinats", mais avaient été acquittés le 3 août 2001, "faute de preuves", par un tribunal militaire.
Une commission d'enquête internationale de l'ONU avait estimé en juillet 2001 que l'implication dans cette tuerie de gendarmes du camp d'Abobo (banlieue d'Abidjan), que dirigeait le commandant Victor Bè Kpan à l'époque des faits, semblait "indiscutable".


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